Le 8 juin 2026, environ 450 personnes se sont réunies devant le tribunal judiciaire de Reims. Ce rassemblement citoyen a été organisé pour honorer la mémoire de Lyhanna, une petite fille tragiquement disparue, et pour dénoncer les lacunes d'un système judiciaire jugé défaillant. L'appel a été lancé par plusieurs associations consacrées à la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants.
Des pancartes témoignaient des préoccupations des participants. Isabelle, une Rémoise très touchée par cette tragédie, a affiché un message percutant : "70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineures sont en attente de réexamen. Ce chiffre est choquant !" Elle a partagé ses émotions, déclarant : "C'était une enfant, et je me sens complice de ce que l'État laisse passer." Son discours a trouvé écho chez de nombreux parents présents, inquiets pour la sécurité de leurs enfants.
Sarah, également mère, a exprimé sa détresse face à la nécessité d'instruire les plus jeunes sur des sujets aussi lourds : "Je dois parler à mon fils de huit ans de réalités qu'il ne devrait pas encore connaître." De son côté, Lucie, dont la fille a été victime d'attouchements, a mentionné que les délais de traitement des plaintes sont rédhibitoires. "Nous avons besoin de moyens pour faire avancer les causes et non de blâmer ceux qui agissent dans des conditions difficiles, quand les ressources manquent", a-t-elle argumenté.
Ne pas "taper" sur la justice
Brian, père de famille, a apporté une perspective nuancée. "Ce n'est pas l'idée de critiquer la justice, que je considère également sous pression. Nous devons plutôt orienter les financements vers la sécurité des enfants, pas vers des projets d'armement", a-t-il souligné. Ce type d’échange a suscité des discussions parmi les participants, insistant sur l’importance de l'éducation pour prévenir de futures tragédies.
Hélène Simon, présidente de l'association Je te crois, je te protège, a également pris la parole lors du rassemblement, soulignant l’importance d’actions concrètes pour protéger les enfants. Ce moment vibrant de solidarité montre une prise de conscience collective des enjeux cruciaux liés à la protection des mineurs en France.







