Derrière ce tragique événement se cachent des noms et des visages. La veille de la mort de onze personnes dans un accident d'avion de parachutisme à Tomblaine, en périphérie de Nancy, les enquêteurs du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) de l'aviation civile s'activent à éclaircir les circonstances de ce crash, le plus meurtrier en France en dehors des vols commerciaux et militaires. L'identité des victimes commence à se préciser.
En ce lundi matin, toutes les identités n'ont pas encore été officialisées, cependant, il est établi que parmi cinq d'entre elles, il y avait des hommes et des femmes désireux de réaliser un baptême de parachutisme. Les six autres étaient les moniteurs qui les encadraient ainsi que le pilote.
Un moment partagé entre collègues
Les cinq élèves formaient un groupe d'infirmiers, « des collègues qui avaient choisi de s'offrir un baptême de saut en parachute comme une forme de décompression », a déclaré Thierry Pechey, président du Conseil départemental de l'ordre infirmier en Meurthe-et-Moselle. Selon un article de l'Est Républicain, les victimes comprenaient des cadres de santé, une infirmière de bloc opératoire, une étudiante infirmière, ainsi qu'un mari d'une préparatrice de la polyclinique d'Essey-lès-Nancy.
Pour plusieurs victimes, « ce saut était un cadeau », a expliqué à l'AFP François Pélissier, président de l'aérodrome de Nancy. Des membres de la famille, présents sur le site, évoquent avoir offert ce baptême de parachutisme à leur gendre, et une femme a confié que sa fille, présente elle aussi au centre d’accueil, était dans un état de « déni total », espérant encore le retour de son mari, comme le rapporte l'Est Républicain.
Concernant les moniteurs et le pilote décédés dans cet accident, ce dernier était décrit comme très expérimenté, selon Paris Match. Tous faisaient partie de l'association de parachutisme Tandemotion, qui a reçu de nombreux échos positifs sur leur professionnalisme, leur expertise et leur convivialité, comme le souligne leur page Facebook.







