Ce dimanche, entre émotion et indignation, 300 à 400 personnes se sont rassemblées pour rendre hommage à El Hacen Diarra, 35 ans, qui a perdu la vie lors de sa garde à vue dans un commissariat parisien, déclenchant des accusations de violences policières.
Réuni au pied du foyer de travailleurs migrants où vivait El Hacen, cet hommage poignant a vu la présence de sa famille, notamment son frère Ibrahima Diarra, qui a lamenté : "Il est venu chercher un avenir meilleur en France, et il est parti trop tôt".
La mort de Diarra, survenue dans la nuit de mercredi à jeudi, a attiré l'attention des médias et des autorités. Le parquet a ouvert une enquête pour déterminer les causes de son décès, mais sa famille reste sceptique, affirmant que des violences ont eu lieu lors de son interpellation, une version corroborée par une vidéo à l'appui, qui montre des policiers à l'œuvre.
Selon des témoignages recueillis par les proches, la vidéo montre un policier infligeant des coups à Diarra, qui, semble-t-il, appelait à l'aide en criant "Vous m’étranglez". “Les migrants ne sont pas des animaux, mais des êtres humains en quête d'un meilleur avenir”, a déclaré Ladi Sacko, un résident du foyer, exprimant son désespoir face à ces événements tragiques.
Assa Traoré, bien connue pour son engagement contre les violences policières, a participé à la mobilisation, rappelant à tous que cette situation ne doit pas devenir la norme : "Nous ne laisserons pas cela se reproduire". La communauté demande justice et une enquête approfondie sur ces allégations de brutalité inutile.
Quant à Me Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille, il a souligné l'importance d'une saisine rapide d'un juge d'instruction, évoquant "des preuves accablantes" qui, selon lui, justifient une enquête sérieuse et rigoureuse.
Dans un le contexte où la France est marquée par des débats récurrents sur les violences policières, ce sinistre événement soulève à nouveau des préoccupations quant à la façon dont sont traitées les personnes en situation précaire. Les élus de gauche de la mairie de Paris étaient présents, déclarant leur solidarité envers la famille Diarra et appelant à un changement fondamental dans les pratiques de la police.
Alors que les enquêteurs poursuivent leur travail, la famille et les amis d'El Hacen Diarra continuent à lutter pour la vérité et la justice. L'histoire de cet homme, décrit comme aimable et discret, doit servir de leçon pour réformer les abus systémiques au sein des forces de l'ordre.







