Bétharram, une institution reliée à de nombreux scandales de pédocriminalité, fermera ses portes à la fin de l’année scolaire 2026. C’est un événement qui ravive l'espoir pour des centaines de victimes d’abus, comme l’a attesté Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération Nationale des Organismes de Gestion de l’Enseignement Catholique sur RTL, déclarant : "Bétharram va fermer. Ce n’est pas une option."
En effet, cette décision a été envisagée depuis plus de trois ans, après qu'Alain Esquerre, lanceur d'alerte et ancien élève, a créé un groupe Facebook dédié à la dénonciation des abus survenus au sein de l’établissement. Plus de 200 plaintes ont déjà été déposées, mettant en lumière des atrocités commises sur des jeunes durant plusieurs décennies.
Le déménagement prochain vers la commune d’Igon a été annoncé aux parents d’élèves par une communication officielle. Bien que des détails sur l’organisation soient encore à préciser, l’important est évident : Bétharram ne sera plus un lieu d’enseignement. Les bâtiments, qui ont abrité jusqu’à 500 élèves en internat, ne doivent plus être le théâtre de telles souffrances.
Alain Esquerre se déclare satisfait : "Cette fermeture tombait sous le sens. Un lieu avec tant de souffrances ne pouvait pas continuer à fonctionner comme si de rien n’était."
La congrégation des Pères de Bétharram, qui jusqu’alors avaient la tutelle de l’établissement, n’a pas souhaité commenter cette décision, laissant entendre qu’elle préfèrerait éviter toute implication dans cette affaire. Les abominations découvertes à Bétharram vont même conduire à une commission parlementaire sur les violences en milieu scolaire, posant ainsi la question des responsabilités au plus haut niveau du gouvernement.
Les réactions suite à l’annonce de la fermeture ne se sont pas fait attendre, et les discussions continuent d’enflammer le débat public. Le mouvement de soutien pour les victimes est plus que jamais présent, avec des personnalités et des associations exhortant à une reconsidération des modalités de protection des jeunes dans les établissements éducatifs.
Claireminte de la justice, bien que la plupart des plaintes soient désormais prescrites, un ancien surveillant d’internat est toujours poursuivi pour des abus présumés. L’institution de Bétharram, vue par le prisme de cette tragédie, ne peut plus être synonyme de refuge et d’éducation, mais plutôt de douleur et de mémoire.







