La ville de Strasbourg a entamé la destruction des 26 jardins familiaux situés au Glacis, près des remparts, en raison de niveaux alarmants de plomb et d'arsenic détectés dans le sol. Depuis le 8 janvier, des pelleteuses s'activent sur ces parcelles qui ont longtemps été un espace de vie pour de nombreux jardiniers.
Marc Hoffsess, adjoint au maire responsable des jardins familiaux, souligne l'importance de cette action : "La priorité absolue, c'est la préservation de la santé des jardiniers. C'était une décision difficile, mais nous étions face à une situation de pollution qui mettait en danger leurs vies à travers la manipulation de la terre." Heureusement, grâce à l'association Ajoso, les jardiniers ont pu trouver une nouvelle parcelle pour continuer leur passion.
Les opérations de démolition, qui devraient s'étendre sur plusieurs semaines, consistent d'abord à enlever les clôtures et les débris. À l'issue de ces travaux, la mairie prévoit de reboiser l'espace, avec des nouvelles plantations telles que des arbres et des arbustes. "Nous voulons donner à la nature une chance de retrouver sa place et d'effectuer son travail," déclare Hoffsess. Parallèlement, sur l'autre rive, des améliorations sont prévues pour traiter la pollution de l'eau qui affecte également d'autres jardins.
Cette démarche fait partie d'une initiative plus large, où des experts alertent sur la nécessité de sécuriser les espaces urbains souvent exposés à des contaminations. En effet, dans le cadre du développement durable, des responsabilités croissantes s'imposent aux collectivités pour garantir la sécurité de leurs citoyens.
Cette situation met en lumière les défis que rencontrent de nombreuses communes françaises face à la pollution des sols. Il ne s'agit pas uniquement d'un problème local, mais d'une préoccupation que partagent de nombreuses villes à travers le pays.







