Lucas Larivée, mis en cause pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac, a reconnu avoir causé l’étranglement de la jeune femme, tout en déclarant que cela était un accident. Dans le cadre de son procès qui s'est déroulé devant le tribunal, il a souligné ne pas avoir eu l'intention de tuer, évoquant un rapport consensuel qui aurait mal tourné.
Lors de son passage à la barre, Lucas Larivée a affirmé : "Par accident, j’ai serré trop fort." Cela s'est produit dans la nuit du 23 octobre 2022, après que Justine, alors âgée de 20 ans et mère d'un jeune enfant, ait passé une soirée en discothèque où elle avait consommé de l'alcool, selon des témoins présents. La nuit a pris un tournant tragique lorsque, après avoir quitté la discothèque, ils se sont rendus chez lui à Puy-de-Dôme.
"Nous avons eu un rapport sexuel. C'est à ce moment-là que j'ai serré fort," a-t-il expliqué, insistant sur le fait qu'il ne souhaitait pas nuire à Justine. Néanmoins, sa défense a suscité des interrogations, notamment vis-à-vis des traces de violence retrouvées sur le corps de la victime, ainsi que des circonstances entourant sa mort. Des experts légistes ont confirmé qu'elle était morte par asphyxie mécanique, causée par strangulation.
Malgré sa condamnation, des zones d'ombre demeurent autour du contenu de la nuit fatidique et des actions de Larivée après le décès de Justine. Il a confessé avoir enterré le corps dans un trou qu'il avait creusé avant de se débarrasser de ses effets personnels, en les incendiant.
Le procès a mis en lumière non seulement le drame personnel de Justine Vayrac, mais a également suscité une réflexion plus large sur la question du consentement et sur la manière dont certaines interactions peuvent dégénérer tragiquement. Le psychologue criminel Dr. Philippe Dubois a souligné : "Ce cas révèle la complexité de la notion de consentement et les dangers potentiels derrière des interactions initialement perçues comme consensuelles. Des discussions autour de la colère et des passions humaines doivent devenir une priorité en éducation."
Alors que le verdict se rapproche, cette affaire continue à captiver et à choquer l'opinion publique, soulevant des questions essentielles sur la violence à l'égard des femmes et les dispositifs de prévention nécessaires pour éviter de tels drames à l'avenir.







