Dans un entretien diffusé vendredi par NRK, Mette-Marit, future reine de Norvège, a exprimé des remords concernant sa relation passée avec Jeffrey Epstein. Elle a déclaré qu'elle souhaiterait ne jamais l'avoir rencontré.
La publication récente de nouveaux documents dans le cadre de l'affaire Epstein a révélé une correspondance intime entre 2011 et 2014, illustrant une proximité inattendue avec le financier controversé. Elle reconnaît aujourd'hui avoir été « manipulée et trompée » par Epstein, un criminel sexuel reconnu, ce qui a ultimement terni l'image de la famille royale norvégienne, provoquant des réactions mitigées dans l'opinion publique.
« J'aurais bien sûr souhaité ne jamais l'avoir rencontré », a partagé Mette-Marit, lors de cet entretien de plus de vingt minutes. Ces mots résonnent particulièrement dans un contexte où plusieurs sondages indiquent une opposition croissante des Norvégiens à voir la princesse accéder à la couronne aux côtés du prince héritier Haakon.
C'était une relation amicale
Mette-Marit insiste sur l'importance d'assumer sa part de responsabilité : « Il est crucial pour moi de reconnaître que je n'ai pas suffisamment vérifié son passé. J'ai été manipulée ». Elle a mis fin aux rumeurs concernant la nature de leur relation, précisant : « C'était avant tout un ami pour moi. Si votre question concerne une autre nature, la réponse est non ».
D'après les échanges consultés par les médias norvégiens, la princesse a admis avoir recherché Epstein sur internet et a confié en 2011 qu'il ne laissait pas une « très bonne impression », une déclaration ponctuée par un smiley. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, cette amitié a eu lieu après qu'Epstein ait déjà été condamné en 2008 pour sollicitation de prostitution de mineure. De plus, en janvier 2013, elle aurait partagé la résidence d'Epstein à Palm Beach pendant plusieurs jours.
Des experts tels que le sociologue Arne Kalleberg notent que ces révélations pourraient avoir un impact durable sur la perception de la monarchie norvégienne : « La transparence est essentielle, surtout dans un contexte aussi sensible ». Ces mots renforcent le point de vue que la royauté doit naviguer prudemment dans un océan de controverses.







