Un événement tragique a secoué l'Italie ces derniers jours. Un palefrenier âgé d'une quarantaine d'années, Vladislav Grigoreev, a été retrouvé mort à Montegranaro, dans la province de Fermo, tué par un coup de feu déclenché par un chasseur. L'homme, d'origine russe, avait tenté de rattraper des chevaux terrorisés par une battue au renard près de la ferme où il travaillait, selon un rapport du Corriere della Sera.
Au cours de l'incident, la propriétaire de la ferme a reçu un appel vidéo de Grigoreev, qui lui montrait le chasseur le menaçant avec son fusil. Elle raconte : "Il m’a dit 'cours, cours' avant de raccrocher. J'ai immédiatement averti les carabiniers et me suis précipitée pour le retrouver". Malheureusement, elle a retrouvé le corps de l’homme avec le chasseur "figé" devant lui.
Un chasseur en quête d'excuses
Le chasseur, un homme de 82 ans, a été accusé d'« homicide involontaire », mais il soutient qu'il s'agit d'un accident. Selon lui, "Il a essayé de m’arracher le fusil des mains et c’est là qu’un coup est parti". Cette version est rejetée par la propriétaire de la ferme, qui affirme que Grigoreev devait simplement prendre des photos pour documenter la présence des chasseurs.
Des détails qui soulèvent des questions
D'après une autopsie relayée par Il Resto del Carlino, la balle a été tirée à bout portant, ce qui laisse planer des doutes sur la version accidentelle. Le fait que les plombs aient pénétré le cou du Russe par le bas pourrait être interprété comme un tir délibéré.
Ce drame a suscité une forte réaction au sein de l'opinion publique et de la classe politique. Gabriella Caramanica, secrétaire nationale du parti écologiste REA, a exprimé son indignation : "Il est inconcevable de continuer à délivrer des permis de chasse à des octogénaires. À cet âge, la lucidité nécessaire à la manipulation sécurisée d'une arme n'est pas garantie." De plus, l'Agence nationale de protection des animaux (ENPA) a déclaré que "de tels incidents ne devraient pas se produire", plaidant pour l'abolition de la chasse.
Alors qu'un projet de loi visant à élargir les droits des chasseurs et à renforcer la répression des opposants est en cours au Sénat, la question de la sécurité des pratiques de chasse reste plus que jamais d'actualité.







