Le projet d'une enseignante de Valenciennes d'accompagner des étudiants à Calais auprès d'une association d'aide aux migrants a provoqué une tempête sur les réseaux sociaux fin 2022. Le 20 mars 2026, une habitante de Saint-Cyr-sur-Loire a été relaxée par le tribunal.
« Nous avons toujours soutenu que la professeure n'était pas ciblée par ces commentaires. » Me Benjamin Philippon, l'avocat défendant C., a exprimé sa satisfaction suite à cette décision, intervenant deux mois après que sa cliente ait comparu pour « harcèlement moral aggravé .
« Atelier viol ? », avait-elle interpellé sur un réseau social à la fin novembre 2022. Une provocation qui a visé Sophie Djigo, chercheuse et enseignante à Valenciennes, dont l'initiative d'une sortie pédagogique en direction des migrants a été très controversée.
Une dimension sarcastique ?
Les échanges, pour la plupart teintés d'une xénophobie préoccupante, ont été qualifiés par la justice de propos susceptibles de détériorer les conditions de vie et de nuire à la santé de la concernée. Selon l'avocat, « ces mots peuvent s'analyser comme une forme de sarcasme, peut-être maladroit». Il s'agit d'une critique de l'initiative, et non d'une attaque dirigée contre une personne. »
C. a comparu devant la 10e chambre du tribunal judiciaire de Paris, aux côtés de sept autres prévenus, tous condamnés à des peines de prison avec sursis allant de cinq à huit mois. Elle est la seule à avoir été relaxée. Cette décision suscite de vives réactions dans le milieu éducatif, tant le contexte de la liberté d'expression est un sujet brûlant, comme le soulignent plusieurs experts.[Source](https://www.france24.com/fr/)







