La communauté du quartier Tamaris à Alès est en émoi après un terrible drame survenu vendredi matin. Un incendie a éclaté dans un immeuble, entraînant la mort d'un enfant de seulement 8 ans. Sa mère a réussi à sauver son plus jeune fils âgé de 3 ans.
Les flammes se sont déclarées aux alentours de 8 heures, et les pompiers ont dû faire face à une situation d'une extrême gravité. Le corps de l'enfant a été retrouvé sur un canapé, recroquevillé dans une position fœtale, témoignant de la violence des circonstances.
Le petit frère, bien que sain et sauf, a souffert des fumées inhalées durant son sauvetage par sa mère, qui est parvenue à le sortir à temps. Au total, seize personnes ont dû être évacuées, dont quatre ont été hospitalisées au Centre hospitalier d’Alès.
Des tentatives de secours héroïques
Des voisins, alertés par les cris désespérés de la mère, ont agi spontanément, cherchant à porter secours avec des échelles ou des extincteurs. Selon le lieutenant-colonel Jacques Pagès des pompiers du Gard, la température à l’intérieur de l’appartement atteint les 1000°C, rendant toute intervention extrêmement périlleuse. Les efforts des pompiers, rassemblant une soixantaine d'hommes, ont été salués, et il a fallu maîtriser les flammes rapidement.
La mère de 37 ans et son fils de 3 ans ont été hospitalisés, tandis que le père, séparé, est arrivé sur les lieux, visiblement choqué.
Enquête : accident ou acte criminel ?
Le procureur de la République d'Alès, Abdelkrim Grini, a précisé qu'une enquête était ouverte. Si, pour l'heure, l'hypothèse d'un accident semble la plus probable, il n'exclut pas un acte criminel, d'autant plus qu'un incendie s'est également produit dans une école d'un autre quartier d'Alès au même moment. Bien que les deux sinistres soient considérés comme distincts, des liens peuvent être envisagés.
La semaine précédente, une intervention policière avait permis d'arrêter 12 personnes pour trafic de drogue dans le secteur. Grini indique que cette piste pourrait être explorée dans le cadre de l'enquête, qui est désormais gérée par le commissariat de police d'Alès. Des techniciens ont effectué des prélèvements tout au long de la journée, et une autopsie du corps de l'enfant est prévue.







