« La P’tite guinguette des sardines est fermée exceptionnellement. Nous vous informons de la suite des événements. À très vite. » Ce message sobre, partagé sur les réseaux sociaux le 19 mars, a alerté les fidèles du bar. Toutefois, la raison de cette fermeture n’y figurait pas.
« La P’tite guinguette des sardines est fermée exceptionnellement. Nous vous informons de la suite des événements. À très vite. » Ce message a circulé sur les réseaux sociaux le 19 mars et a surpris les habitués, sans mentionner les motifs de cette décision.
C'est la préfecture des Pyrénées-Atlantiques qui a ordonné cette fermeture temporaire, après qu'une enquête judiciaire a été ouverte pour des violences aggravées survenues entre le 13 et le 14 décembre dernier. Ce soir-là, deux femmes se sont violemment confrontées aux agents de sécurité de l'établissement, entraînant des blessures notables, dont un poignet fracturé.
Enquête au sein des forces de l'ordre, le gérant, Laurent Serrat, a confirmé l'absence d’enregistrements vidéo. « La saisie du système de vidéoprotection a révélé que les images avaient été effacées délibérément par mes soins le lendemain des faits, après que la police a demandé leur extraction », a précisé la préfecture. Un acte jugé sérieux.
« J’ai fait une grosse bêtise »
Le tribunal de Pau a ouvert une enquête supplémentaire sur la suppression des enregistrements, qui pourrait conduire à une peine allant jusqu'à trois ans d'emprisonnement, comme le stipule l'article 434-4 du Code pénal. Laurent Serrat a reconnu, lors d’un entretien avec la police, qu’il avait commis une erreur : « J'ai fait une grosse bêtise. Je suis vraiment désolé et en colère contre moi-même, mais c’est ma première vraie faute en 20 ans », rapportait-il à « Sud Ouest » le 20 mars.
Rétablissement prévu à partir du 19 avril
En attendant les résultats des enquêtes, le gérant s'attelle à préparer la réouverture du bar, prévue après le 18 avril. « Je vais profiter de cette pause pour me réinventer et offrir quelques surprises à nos clients lors de leur retour », a-t-il ajouté.







