Dominique Bernard, professeur de français, a été tragiquement tué le 13 octobre 2023 à Arras par un ancien élève, Mohammed Mogouchkov, fiché pour radicalisation islamiste. Cet attentat a eu pour conséquence un mort et trois blessés, suscitant une émotion nationale semblable à celle provoquée par l'assassinat de Samuel Paty, trois ans plus tôt.
Les juges d’instruction antiterroristes ont récemment achevé leurs investigations sur cette affaire, comme l'a rapporté Le Parisien. La colère et la douleur de la communauté éducative et des familles sont palpables, tandis que le gouvernement, par la voix de plusieurs ministres, a promis de renforcer les mesures contre la radicalisation.
Chargé de l’attaque, Mohammed Mogouchkov, un jeune Russe de 21 ans, a frappé son ancien enseignant à la sortie de l’établissement Gambetta-Carnot, où plusieurs professeurs se rassemblaient. Dans une vidéo diffusée avant l’attaque, il avait déclaré agir au nom de l'État islamique, révélant ainsi la nature préméditée de son acte. Sa méthode choquante a été décrite par des témoins, qui ont assisté à son attaque d'une violence inouïe.
Les premiers secours sont intervenus rapidement, maîtrisant Mogouchkov avec un pistolet à impulsion électrique. Il a depuis été mis en examen pour assassinat, ainsi que des tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Lors des interrogatoires, il a revendiqué avoir visé Bernard pour ses enseignements, considérés par lui comme un symbole des valeurs républicaines.
En plus de Mogouchkov, son petit frère a été mis en examen pour complicité, et un cousin pour ne pas avoir empêché le crime. L'affaire soulève de nombreuses questions sur la gestion des cas de radicalisation et sur la prévention d'actes similaires à l'avenir.
Cet événement tragique met en lumière la nécessité d'une vigilance accrue face à la radicalisation au sein des établissements scolaires, un défi que le ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, a promis de relever avec fermeté.







