Selon un rapport de The Times, la situation au sommet de l'État iranien est plus préoccupante qu'on ne le pensait. Un mémo diplomatique basé sur des informations américaines et israéliennes révèle que le guide suprême, Mojtaba Khamenei, serait dans un état de santé critique, rendant impossible l'exercice de ses fonctions.
Le fils d'Ali Khamenei se trouve actuellement à Qom, la ville sainte chiite, où son état se détériore. Les sources ajoutent qu'il est inconscient et incapable de participer à des décisions stratégiques pour le pays. Ce manque de clarté n'est pas sans rappeler la succession chaotique qui a suivi le décès de son père, exacerbé par une guerre avec Israël qui affaiblit davantage le régime.
Une succession trouble
Malgré les déclarations officielles des autorités iraniennes affirmant que Mojtaba reste à la tête du pays, son absence depuis le début du conflit alimente les spéculations. Les communications diffusées par les médias d'État ont été relayées par des tiers, et une vidéo présumée générée par intelligence artificielle soulève des doutes sur l'authenticité des messages.
Ce climat d'incertitude pourrait ouvrir la voie à une prise de contrôle discrète des Corps des Gardiens de la Révolution, qui pourraient désormais exercer un contrôle effectif sur le pays. La fragilité de la fonction de guide suprême, traditionnellement perçue comme la clé de voûte du système politique iranien, se dévoile de plus en plus. Des analystes politiques estiment que nous assistons à un basculement de la dynamique du pouvoir, où la petite élite militaire afficherait une influence croissante face à un leadership affaibli.
Dans ce contexte géopolitique délicat, le président américain a noté que « sans un guide suprême fonctionnel, le dialogue avec l'Iran devient encore plus complexe ». L'opinion publique internationale attendra les développements avec une tension grandissante, alors que le pays fait face à des choix cruciaux pour sa survie.







