Le président américain, Donald Trump, a averti vendredi soir que les États-Unis poursuivraient leur blocus sur les ports iraniens en l'absence d'un accord de paix satisfaisant avec Téhéran. Lors d'une déclaration à bord d'Air Force One, il a laissé entendre que la prolongation du cessez-le-feu pourrait ne pas avoir lieu après son expiration, prévue pour mercredi.
"Je ne le prolongerai peut-être pas, mais le blocus continuera", a-t-il affirmé en réponse à une question des journalistes concernant la situation avec l'Iran.
Tout en maintenant un ton déterminé, Trump s'est montré légèrement optimiste quant à la conclusion d'un accord. "Je pense que (l’accord de paix) va se faire," a-t-il ajouté, soulignant l'importance de la diplomatie malgré les tensions. Sa déclaration survient alors que l’Iran, pour sa part, a annoncé la réouverture du détroit d'Ormuz, un passage stratégique essentiel, tout en menaçant de le fermer si le blocus persiste.
Cette situation a suscité de vive inquiétude au sein de la communauté internationale. Des experts comme Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po, notent que "la fermeture de ce détroit pourrait provoquer une flambée des tensions régionales, impactant non seulement l'Iran, mais aussi les marchés pétroliers mondiaux". De plus, des analystes de l'Institut de relations internationales de Paris ont déclaré que "le maintien d'une posture intransigeante par les États-Unis pourrait réduire les chances de dénouement pacifique".
Le président Trump a clairement indiqué que le blocus, qu'il qualifie de "mesure nécessaire pour la sécurité nationale", restera "totalement en vigueur" jusqu'à l'achèvement des négociations avec l'Iran selon ses précédents engagements. La communauté internationale suit avec une attention particulière l'évolution de cette situation tendue, alors que l'idée d'une rencontre entre les deux nations semble encore incertaine.







