Le maire de Saint-Etienne, Régis Juanico, a annoncé, le 17 avril dernier, un projet ambitieux de jumelage avec une commune palestinienne, visant à remplacer le lien entretenu jusqu'alors avec Nof HaGalil, une ville israélienne qualifiée par lui d'« extrême droite ». Cette initiative, portée par une municipalité de gauche (hors LFI), se veut un acte fort d'engagement sous le signe du droit international et de la solidarité humaine.
Dans un communiqué, la mairie souligne : « Face aux tragédies vécues par le peuple palestinien et alors que le génocide à Gaza se poursuit, Saint-Etienne souhaite agir comme un acteur déterminé pour la paix et le respect des droits fondamentaux. » Ce nouveau jumelage s'inscrit dans un cadre de coopération internationale renouvelée.
La Ville rappelle que le jumelage avec Nof HaGalil, établi en 1974 par l'ancien maire centriste Michel Durafour, a connu une interruption de facto des actions de coopération. Régis Juanico précise que ce changement s'inscrit dans une volonté de réparer les erreurs du passé et de promouvoir des valeurs de justice et de respect humain.
Des experts estiment que cette prise de position pourrait inciter d'autres municipalités françaises à réévaluer leurs partenariats internationaux. Le professeur de relations internationales à Sciences Po, François Dubois, souligne : « Ce type d'initiative peut servir de modèle pour d'autres villes, surtout dans le contexte actuel des tensions au Proche-Orient. »
Ce revirement montre comment les préoccupations pour les droits humains influencent les politiques locales, et ouvre un débat sur le rôle des collectivités dans les affaires internationales. En attendant, la décision de Saint-Etienne pourrait potentiellement inspirer d'autres villes à suivre cette voie solidaire.







