Le carpocapse des pommes et poires, un insecte redouté des arboriculteurs, peut également affecter d'autres arbres tels que le noyer et le cognassier, bien qu'il vise principalement les pommiers et poiriers. Les larves de ce papillon, connu sous le nom Cydia pomonella, provoquent des dégâts notables, tout comme d'autres espèces comme Cydia splendana et Cydia funebrana, qui s'attaquent aux châtaignes et prunes respectivement.
Qu'est-ce que le carpocapse des pommes et des poires ?
D'environ 2 cm de long, le carpocapse se distingue par sa couleur gris-brun et une tache brune ornée de traits dorés sur ses ailes. Actif principalement la nuit, ce papillon émerge de son cocon durant la période estivale, se reproduisant rapidement à partir du printemps. Les femelles pondent entre 60 et 100 œufs sur les feuilles et boutons floraux des arbres fruitiers. Les larves qui en éclosent pénètrent dans les jeunes fruits pour se nourrir, causant ainsi des dégâts considérables.
Les larves, qui mesurent de 1,5 à 2 cm de long, présentent une couleur blanchâtre à rosâtre avec une tête brune. Une fois leur cycle de développement complet, elles se transforment à leur tour en papillons, poursuivant ainsi le cycle de la dévastation.
Comment reconnaître le carpocapse des pommes et des poires ?
Les fruits touchés par ce ravageur tombent souvent à terre, présentant un petit orifice en dessous, signe d'une galerie creusée par la larve. En sectionnant le fruit, on découvre des galeries remplies de sciure, et la larve se cache au coeur du fruit, le rendant impropre à la consommation.
Prévention et traitements biologiques
Pour prévenir l'invasion du carpocapse, plusieurs actions peuvent être mises en place. Tout d'abord, attirer des prédateurs naturels comme les mésanges ou les chauves-souris en installant des nichoirs favorise un écosystème sain. Les diffuseurs de phéromones constituent une autre méthode efficace pour perturber la reproduction des papillons.
- Pulvérisations de sucres : Utiliser saccharose (1g/10L d'eau) toutes les deux semaines ou fructose (même dosage) toutes les trois semaines pour stimuler les défenses des arbres.
- Protection des fruits : Envelopper les jeunes fruits avec des sacs en papier journal pour les préserver des larves.
Le chaulage du tronc des arbres peut également être bénéfique pour éliminer les insectes hivernants. Pour limiter la population de larves, la mise en place de bandes pièges en carton ondulé sur les troncs est recommandée.
Un produit innovant comme le kanné, un stimulateur des défenses naturelles, a montré son efficacité contre le carpocapse. À pulvériser au sol et sur le feuillage, il contribue à protéger les arbres de manière biologique.
Dès l’apparition des premiers symptômes, il est crucial de ramasser et d’éliminer les fruits infestés pour éviter la propagation.
Pour un traitement actif, installer un piège à phéromones aide à capturer les papillons mâles. Parmi les insecticides biologiques, le traitement au virus de la granulose est particulièrement efficace, tout en préservant la faune auxiliaire.
Enfin, l'application de nématodes à l'automne sur les branches et le sol peut limiter le nombre de larves hivernantes, réduisant ainsi la population au printemps suivant.







