Sur les réseaux sociaux, Donald Trump a déclaré lundi qu'il ne lèvera pas le blocus américain sur les ports iraniens sans un accord préalable avec Téhéran. À ce titre, une délégation américaine est attendue au Pakistan pour entamer des pourparlers avec l'Iran. Le cessez-le-feu, établi le 8 avril, approche de sa date d'expiration et pourrait ne pas être renouvelé, selon les déclarations de Trump, qui a souligné que sa prolongation semble peu probable. "Si nos demandes ne sont pas satisfaites, beaucoup de bombes exploseront", a prévenu le président américain.
Le chef de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a fait savoir que l'Iran n'avait pas encore de plan pour cette nouvelle série de négociations, levant des doutes quant à la volonté des États-Unis de poursuivre le dialogue. De plus, il a critiqué l'embargo maritime américain et la saisie d'un navire iranien, affirmant qu'ils constituent des violations du cessez-le-feu.
À Téhéran, la vie reprend peu à peu son cours, mais la tension demeure palpable, surtout autour du détroit d’Ormuz, où le trafic maritime a été entravé. Le chercheur Pierre Razoux note que "les deux camps s’imposent mutuellement des blocus". Il semble donc que la perspective d’un accord reste incertaine.
Islamabad sous haute sécurité
Au Pakistan, les mesures de sécurité renforcées sont palpables à Islamabad, avec des routes barricadées en prévision des pourparlers. La délégation américaine, menée par le vice-président JD Vance, avait déjà tenté des discussions infructueuses le 11 avril. Selon Trump, les négociations comporteraient un "deal raisonnable", mais si Téhéran refuse, il a promis de détruire les infrastructures iraniennes essentielles.
Les divergences entre les États-Unis et l'Iran demeurent profondes, notamment en ce qui concerne les ambitions nucléaires iraniennes. Le président américain a affirmé que l'Iran avait consentis à se départir de son uranium hautement enrichi, ce que Téhéran a catégoriquement démenti.
Alors que les tensions militaires se multiplient, le Liban reste également en proie à une instabilité, malgré un cessez-le-feu en vigueur qui a été violé. Les inquiétudes se concentrent activement sur ces zones de conflit, tandis que le monde attend des réponses.







