La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a annoncé lors d'un discours à Caracas une augmentation du "revenu minimum intégral" de 50 dollars, soit une hausse de 26,3%, portant le total à 240 dollars. Cette annonce intervient dans un contexte de crise économique profonde.
Rodriguez, qui a pris les rênes du pays après la capture de Nicolas Maduro en janvier, a qualifié cette hausse d'"historique", mais a aussi mentionné qu'elle n'était pas suffisante pour répondre aux besoins des Vénézuéliens. Le "revenu minimum intégral" comprend un salaire minimum de seulement 30 cents par mois, une prime alimentaire de 40 dollars et une prime de "guerre économique" de 150 dollars.
De plus, la présidente a annoncé que les pensions des retraités seraient rehaussées à 70 dollars, représentant une augmentation de 40%. "Nos aînés, souvent les plus vulnérables, recevront ce soutien essentiel", a-t-elle déclaré lors d'une manifestation pro-gouvernementale, appelant à la fin des sanctions américaines.
Malgré ces augmentations, elle a reconnu que "ce n'est pas encore suffisant". Elle a appelé à la mise en place d'un "plan spécial d'attention" pour les retraités, soulignant la nécessité de solutions durables face à une réalité économique difficile. Les estimations indiquent qu'il faut environ 677 dollars pour subvenir aux besoins d'une famille de cinq personnes, un montant bien supérieur à celui annoncé par le gouvernement.
Cette annonce a suscité des applaudissements parmi les manifestants, mais les critiques ne manquent pas. Des experts, comme Gonzalo Follis, économiste et professeur à l'Université de Caracas, estiment que ces augmentations ne répondent pas aux attentes d'une population en souffrance. "Le gouvernement doit agir de manière plus audacieuse pour réellement améliorer la vie des Vénézuéliens", a-t-il affirmé.
Le défi reste immense pour le gouvernement, qui doit trouver un équilibre entre les besoins de sa population et les réalités économiques du pays.







