En Iran, la justice a récemment prononcé la pendaison de trois hommes, reconnus coupables d'avoir participé aux violentes manifestations de janvier. Alors que les tensions politiques dans la région se poursuivent, ces exécutions annoncent une escalade des mesures répressives.
D'après des sources judiciaires, ces hommes ont été jugés pour leur participation à des actes ayant causé la mort de membres des forces de sécurité. Le site Mizan Online, lié au pouvoir judiciaire, a indiqué que Mehdi Rassouli et Mohammad Reza Miri, des agents du Mossad, ont été reconnus responsables d'octrois violences à Machhad, y compris des attaques avec des cocktails Molotov et la mise en danger de la vie d'agents de sécurité.
Ce contexte de répression s'intensifie suite à l'éclatement d'un conflit régional entourant une attaque américano-israélienne, ce qui a accentué les arrestations et les condamnations. La Cour suprême a validé ces sentences, sans que les autorités ne communiquent les dates exactes des exécutions. Toutefois, l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA) affirme que Rassouli et Miri ont été pendus à l'aube, dans la prison de Vakilabad.
Appels à la communauté internationale
L’organisation Iran Human Rights, située en Norvège, a immédiatement réagi en qualifiant ces hommes de « prisonniers politiques », pointant du doigt la nature erronée de leurs procès. Elle recense inquiets la hausse des exécutions depuis le début de la guerre, avec 24 individus exécutés pour des accusations similaires au cours de cette période.
Ce climat de violence n’est pas sans conséquence : au cours des derniers mois, plusieurs hommes ont été exécutés après des manifestations, soulevant des préoccupations internationales concernant les droits de l'homme en Iran. Les autorités, elles, imputent les troubles à des « actes terroristes » soutenus par l'Occident, en particulier par les États-Unis et Israël, tout en rapportant plus de 3 000 décès lors des soulèvements précédents.
La communauté internationale observe cette situation avec méfiance alors que les appels à une intervention et à une prise de conscience se multiplient, suscitant des débats sur la position à adopter face à ce régime répressif.







