Ce lundi, une plateforme diplomatique basée en Arménie accueillera une diversité de dirigeants européens et canadiens, dans le cadre de la Communauté politique européenne (CPE), fondée en 2022 après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Cette initiative rassemble presque tous les États d'Europe, à l'exception notoire de la Russie et de la Biélorussie.
Le premier ministre canadien, Mark Carney, sera présent, incarnant un soutien crucial face aux bouleversements mondiaux exacerbés par les actions de Donald Trump. Parmi les dignitaires présents à Erevan se trouvent Emmanuel Macron, Keir Starmer, Volodymyr Zelensky, ainsi que des dirigeants clés de l'UE comme Ursula von der Leyen et Antonio Costa.
Toutefois, le chancelier allemand Friedrich Merz ne participera pas, et la présence du président turc Recep Tayyip Erdogan reste incertaine. Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, dont le vol a été retardé à cause d'un incident technique, est attendu pour rejoindre le sommet, selon les informations rapportées par Le Figaro.
Ce sommet abordera des thèmes variés allant du soutien à l’Ukraine à la lutte contre le narcotrafic. Sébastien Maillard, conseiller à l'institut Jacques Delors, explique que ce rassemblement se justifie par un besoin pressant de dialogue géopolitique à un moment où le monde est en proie au désordre, entre l’agression russe et les turbulences politiques américaines.
Étonnamment, ces discussions se tiennent près de l'Iran, accentuant les préoccupations des Européens face aux répercussions du conflit au Moyen-Orient. Un responsable européen a souligné que la CPE « est une occasion de démontrer le soutien de l'Europe à l'Ukraine » tout en abordant les crises qui imprègnent le contexte régional.
Au départ perçue comme une initiative anti-Poutine, la CPE prend désormais une dimension anti-Trump, en intégrant le Canada dans ses discussions. Carney prône un rapprochement entre les « puissances moyennes » face aux « puissances hégémoniques » telles que les États-Unis et la Chine. Il est urgent pour le Canada, tout comme pour l'Europe, de resserrer les liens face aux défis diplomatiques posés par l'administration actuelle américaine.
« Le Canada partage la vision européenne en matière de géopolitique », a commenté un responsable de l'UE, soulignant l'importance d'une approche unifiée face à un agenda international de plus en plus dominé par des décisions impulsives.







