Ce lundi, au palais de justice de Pau, le procès de Jérôme Verin s'est ouvert, presque deux ans après les faits tragiques survenus lors des fêtes de Bayonne en 2024. Reconnu coupable d'avoir causé la mort d'Éric Courdy, 58 ans, à la suite de deux coups de poing, l'accusé de 42 ans n'a pas caché sa culpabilité et a présenté ses excuses à la famille de la victime. “Je reconnais les faits et je présente mes excuses auprès de la famille”, a-t-il déclaré.
L'ex-boxeur professionnel guadeloupéen se retrouve à la barre des assises pour répondre de violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Ce procès s'inscrit dans un contexte difficile, alors que la ville de Bayonne était en pleine effervescence festive lorsque l'altercation est survenue.
“La victime tombe et sa tête heurte le sol”
Les faits se sont déroulés après une querelle dans un bus qui transportait les deux hommes. Jérôme Verin, après avoir descendu du bus, a asséné des coups au visage d'Éric, qui était en état d'ébriété et était venu profiter des festivités en famille. Ce dernier n'est pas mort sur le coup, mais a succombé cinq jours plus tard, à cause d'un traumatisme crânien irréversible.
La directrice de l'enquête, commandante à la police judiciaire de Bayonne, a souligné l'importance des images de vidéosurveillance qui montrent l'assaut. “Un homme de couleur” aurait été impliqué d’après les témoignages, mais les contextes racistes restent flous. Aucun indice ne permet de confirmer une telle motivation.
“Nous n'avons pas pu déterminer l'origine du différend entre les deux hommes”
Le procès est également ponctué par les témoignages émouvants de proches de la victime. Nadine, la compagne de Courdy, a relaté les événements, décrivant la scène avec une précision déchirante. “Mr Verin a voulu prouver sa force et a agi de manière impulsive”, a-t-elle déclaré devant le jury. Rappelons que Jérôme Verin est déjà un habitué des tribunaux, avec un lourd passé judiciaire, ayant été condamné à plusieurs reprises pour des infractions similaires.
Le jury, composé de six jurés, entendra les derniers témoins et les plaidoiries des avocats avant de rendre son verdict, attendu pour ce mardi 5 mai. Le boxeur encourt jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle, une affaire qui soulève des interrogations sur la violence festive et ses conséquences tragiques.







