Le jeudi 26 octobre, l'armée israélienne a annoncé avoir bombardé la ville de Tyr, dans le sud du Liban. Cette action fait suite à une déclaration antérieure où Israël a averti qu'il considérait tout le territoire au sud du fleuve Zahrani, situé à environ 40 kilomètres de la frontière, comme une "zone de combat".
Les autorités israéliennes ont ordonné aux résidents de divers quartiers de Tyr d'évacuer en prévision d'une action militaire imminente. Elles ont également confirmé qu'elles avaient commencé à attaquer des infrastructures liées au Hezbollah dans la région. L'Agence nationale d'information du Liban a rapporté plusieurs frappes, dont une touchant un bâtiment à Tyr, causant un important incendie.
Dans une autre opération, l'armée israélienne a intercepté une "cible aérienne suspecte" qui se dirigeait vers ses forces stationnées dans le sud libanais. Ces actions s'inscrivent dans une intensification des opérations militaires israéliennes dans le cadre d'une dynamique conflictuelle avec le Hezbollah, qui, selon des rapports, aurait également engagé des combats "directs" malgré un cessez-le-feu supposé en vigueur depuis le 17 avril.
Alors que de nombreux Libanais célèbrent actuellement l'Aïd al-Adha, Israël a recommandé à tous ceux se trouvant dans le sud de se déplacer vers les rives nord du Zahrani. Ce climat d'escalade intervient à l'approche d'une rencontre militaire prévue vendredi au Pentagone entre des représentants israéliens et libanais, dans un contexte de futures négociations sous l'égide des États-Unis, programmées les 2 et 3 juin.
Par ailleurs, des combattants du Hezbollah ont rapporté s'être engagés dans des affrontements sur le terrain, en particulier dans la localité de Zawtar el-Charqiyé, où ils ont revendiqué avoir effectué plusieurs attaques de drones contre des troupes israéliennes. Selon leurs déclarations, ces attaques visent à contrer les mouvements militaires israéliens dans une zone stratégique proche de Nabatiyé.
Trois assauts aériens israéliens ont tué au moins 3.269 personnes depuis le déclenchement de cette nouvelle vague de violence, dont plusieurs civils. Les habitants de Machghara, dans l'ouest de la Bekaa, fuient les bombardements, laissant cette localité, autrefois refuge pour de nombreuses familles déplacées, devenue presque déserte. Le maire de cette région a exprimé ses craintes que cet endroit ne devienne un arrière-front opérationnel pour le Hezbollah.
La rencontre qui se tiendra vendredi à Washington, dirigée par le général Georges Rizkallah, visera à mettre un terme aux hostilités. Les représentants libanais mettront en avant la nécessité de limiter les activités du Hezbollah et de rétablir l'autorité de l'État libanais sur son territoire, comme l'a rapporté une source militaire à l'AFP. Cette situation délicate met en évidence des tensions géopolitiques profondes, rappelant les enjeux complexes qui dominent la région.







