Les États-Unis ont décidé d'augmenter le quota de réfugiés sud-africains blancs acceptés sur leur sol, une mesure mise en place par l'administration Trump dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes avec Pretoria. Ce dernier est accusé par Washington de mener une politique défavorable envers la minorité blanche.
Dans un communiqué publié mardi, le président Trump a signalé l'autorisation d'accueillir jusqu'à 17 500 réfugiés sud-africains, soit 10 000 de plus que précédemment. Cette décision vise à répondre à une "situation d'urgence" provoquée, selon lui, par une montée de la violence raciale incitée par le gouvernement sud-africain. Le chiffre révélateur du Department of State indique que, sur les 4 449 personnes admises comme réfugiés depuis octobre, toutes excepté trois sont sud-africaines.
Cette politique s'inscrit dans un revirement majeur par rapport à l'année précédente, où le nombre total de réfugiés admis était tombé de 125 000 à 7 500, avec un accent particulier sur la minorité blanche d'Afrique du Sud. Les Afrikaners, descendants des premiers colons européens, représentent cette minorité, ayant historiquement été au colombage de l'apartheid jusqu'à la fin des années 1990.
Tensions grandissantes entre Washington et Pretoria
Les relations bilatérales sont désormais tendues, aggravées par des décisions telles que le renforcement des droits de douane sur les produits sud-africains, qui ont augmenté de 30%. De plus, les États-Unis ont boycotté le sommet du G20 qui a eu lieu à Johannesburg et ont été critiques envers la plainte de l'Afrique du Sud à la Cour internationale de Justice pour génocide contre Israël, un sujet qui a également provoqué des frictions.
Le débat autour de cette décision suscite diverses opinions. Des experts comme Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po, estiment que ces politiques pourraient contribuer à polarisiser davantage les relations raciales en Afrique du Sud. D'autres, comme l'écrivain sud-africain Achmat Dangor, mettent en garde contre les implications de telles mesures, s'interrogeant sur l'impact sur la réconciliation raciale dans le pays.
Les répercussions de cette politique américaine sur les relations internationales restent à observer, mais le message envoyé aux Afrikaners et au gouvernement sud-africain semble clair à travers ces mesures fermes.







