Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a confirmé des frappes sur un quartier résidentiel de la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le dimanche 7 juin. Cette opération militaire serait une réaction à des tirs d'artillerie provenant du Hezbollah, comme l’a rapporté l'agence de presse libanaise National News Agency.
Plus spécifiquement, l'armée israélienne, connue sous le nom de Tsahal, a ciblé le secteur de Dahiyé, réputé pour être un bastion du mouvement chiite Hezbollah, considéré comme un allié clé de l'Iran. Dans une déclaration conjointe, Nétanyahou et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont insisté sur le caractère obligatoire de cette réponse militaire.
Des rapports en provenance du Liban indiquent que deux appartements ont été détruits, tandis que de nombreuses vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent une épaisse colonne de fumée s'élevant d'une zone résidentielle, illustrant l'impact des frappes israéliennes, comme l’a souligné le quotidien L'Orient-Le Jour.
Cessez-le-feu fragile entre Israël et le Liban
Ces frappes marquent la première escalade d'Israël sur cette zone précise du Liban depuis le 28 mai. Au moment où Israël lutte contre le Hezbollah, les opérations militaires de Tsahal se concentrent souvent sur le sud du Liban. Un cessez-le-feu avait été négocié à Washington en avril, bien qu’il n’ait jamais été vraiment respecté. Dernièrement, le 3 juin, les autorités libanaises et israéliennes avaient convenu d'un nouvel accord de cessation des hostilités qui demeure néanmoins fragile.







