Un quart des matchs du Mondial prévu du 11 juin au 19 juillet s'effectuera sous des conditions de chaleur extrême, selon des experts.
Tempêtes, feux de forêt, chaleur humides... Ces phénomènes sont typiques de l'été en Amérique du Nord. Ils risquent de peser sur le déroulement de la Coupe du monde de football qui se tiendra au Mexique, aux États-Unis et au Canada.
Des chercheurs, notamment le groupe World Weather Attribution, ont alerté la FIFA sur les enjeux liés à cette chaleur humide. Leur étude a pris en compte l'ensemble des matchs en fonction des lieux, dates et heures d'affrontements.
D'après leurs conclusions, un quart des matchs se dérouleront dans des conditions jugées très difficiles, avec un indice dépassant les 26°C WBGT, une mesure qui ne se limite pas à la simple température de l'air.
La référence de chaleur supportable : l'indice "thermomètre globe mouillé"
Le WBGT, ou "thermomètre-globe mouillé", évalue les facteurs qui nuisent à une bonne régulation thermique du corps. Il prend en compte la température ainsi que l'humidité et l'exposition au soleil. Cet indice est utilisé dans divers événements sportifs, tels que l'Open d'Australie, qui suspendent les matchs lorsque le seuil critique est atteint.
La problématique de la chaleur lors de la Coupe du monde a été mise en avant par des spécialistes, affirmant que les conditions climatiques pourraient réellement influencer non seulement la performance des joueurs, mais également la sécurité des spectateurs. Les experts, dont certains intervenaient lors d’une récente conférence à Paris, encouragent la FIFA à envisager des aménagements pour garantir le bien-être des participants.
Dans un contexte mondial de pénurie d’eau et d’augmentation des températures, le Mondial pourrait ainsi devenir un véritable défi sur le terrain, au-delà des simples performances sportives.







