Ce lundi, 530 000 élèves de terminale, dont 386 312 pour le bac général et 146 687 pour le bac technologique, ont débuté les épreuves écrites du baccalauréat 2026 avec la philosophie. Après avoir passé l'épreuve de français jeudi dernier, et pour la première fois mathématiques vendredi pour les élèves de première, ils ont planché dès 8 heures sur l'un des trois sujets de philosophie, ayant jusqu'à midi pour rendre leur copie.
Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a donné le coup d'envoi de cet examen à Nogent-sur-Marne, en invoquant un climat d'optimisme. « Vous allez voir, ça va bien se passer ! », a-t-il affirmé.
Les réactions des élèves sont diverses. Jack Lalloum, 19 ans, se dit serein grâce à un contrôle continu bien maîtrisé, tandis que sa camarade Oumou, 17 ans, avoue être plus stressée et a décidé de se concentrer sur le commentaire de texte plutôt que sur la dissertation.
Les épreuves de spécialités s'étaleront du mardi au jeudi, représentant un tiers des résultats de l'examen avec un coefficient de 16. La philosophie, en revanche, a un coefficient de 8 pour les candidats au bac général et de 4 pour ceux du bac technologique, sur un total de 100.
Vincent Renault, président de l'Association des professeurs de philosophie, souligne que la discipline demande un véritable entraînement, allant au-delà d'un simple exposé d'opinions. Riddhi, une élève de 18 ans, exprime ses craintes sur l'examen, regrettant le manque de structure dans ses cours de philosophie. « On se perdait souvent dans des débats au lieu d'avoir un enseignement structuré », déplore-t-elle.
Cette année, le ministre insiste sur l'importance de la maîtrise de la langue pour les copies. « Une rédaction manifestement écrite avec un niveau de langue très problématique ne pourrait pas atteindre la moyenne », a-t-il averti. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, dépeint une situation d'incertitude pour les correcteurs, qui se disent dans le flou quant aux consignes à suivre.
Il a également été noté que des épreuves écrites ont été annulées dans plusieurs pays du Moyen-Orient et au Mali en raison de la guerre, où les candidats recevront des moyennes annuelles dans les matières concernées.
Depuis la réforme de 2019, le baccalauréat repose à 40 % sur le contrôle continu et 60 % sur des épreuves finales, dont les mathématiques, la philosophie et le grand oral, dont les résultats seront publiés le 7 juillet. Le taux de réussite, supérieur à 80 % depuis 2012, a atteint 91,8 % l'année dernière.







