Ce lundi matin, à partir de 8 heures, les élèves de Terminale en Corse se sont préparés à affronter l'épreuve tant redoutée de philosophie. Avec 2 189 candidats, dont 21 inscrits libres, la session 2026 du baccalauréat a officiellement commencé dans l'île.
Arrivés dès l’aube dans leurs établissements, stylos à la main et convocations vérifiées, les candidats ne manquaient pas de se sentir nerveux. « Si tu as révisé, ça doit aller », affirmait un élève. Pour les aspirants de la filière générale, les sujets proposés incluaient les dissertations « Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? » et « Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? », ainsi qu'un commentaire de texte de Friedrich Nietzsche. De leur côté, ceux de la filière technologique se sont penchés sur « Débattre, est-ce chercher la vérité ? » ou « La technique peut-elle être mauvaise ? », accompagné d'un texte de Paul Ricoeur.
À la sortie de certains centres d’examen, le stress était palpable, mais beaucoup tentaient de garder leur calme. « Le plus dur arrive », ont glissé plusieurs candidats, conscients que ce premier défi n'était que le début d'une longue semaine d'épreuves. À l'échelle nationale, ce sont plus de 500 000 élèves qui se préparent à cette épreuve emblématique du baccalauréat.
Des experts en éducation soulignent l’importance de cette étape : « La philosophie n’est pas qu’un simple examen, c’est un moment de réflexion personnelle qui façonne leur avenir », déclarait un professeur de philosophie de l’académie de Corse, ajoutant que ces sujets encouragent des débats essentiels sur la condition humaine.
Alors que les candidats s’engagent sur la voie de l'évaluation, les yeux sont désormais tournés vers la suite des épreuves qui s’annoncent tout aussi révélatrices des compétences et de la créativité des jeunes adultes corses.







