Les forces britanniques et françaises ont réussi, le 14 juin 2026, à intercepter un pétrolier lié à la flotte fantôme russe dans la Manche, un coup que l'Ukraine a salué comme affectant directement les ressources du Kremlin.
Sur des images publiées par le ministère de la Défense britannique, on peut voir les commandos de la marine descendre en rappel depuis un hélicoptère sur le pétrolier, en pleine nuit. Cette opération, qui a duré six heures, a été renforcée par l'appui aérien et la présence de navires de guerre.
Cette opération, première du genre menée par le Royaume-Uni, a permis d’arrêter le navire SMYRTOS grâce à des commandos des Royal Marines et des agents de l’Agence nationale contre le crime. Cela démontre les efforts constants de la Russie pour contourner les sanctions et continuer à soutenir sa guerre en Ukraine.
Le navire sera redirigé vers un mouillage sécurisé au large de la côte anglaise pour être placé sous haute surveillance.
Une opération saluée par Zelensky
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé sa gratitude envers le Royaume-Uni sur le réseau social X, soulignant que toutes les mesures prises par ses alliés pour priver la Russie de ressources sont cruciales pour limiter l'escalade du conflit.
« La Russie s'appuie sur ses opérations maritimes pour financer son conflit en Ukraine et notre interception constitue une atteinte directe aux capacités militaires de Poutine », a déclaré Dan Jarvis, ministre britannique de la Défense. Il a ajouté que cette opération avait été exécutée « en étroite coordination avec la France », permettant ainsi de diminuer l'impact des ressources de la Russie sur la sécurité de l'Europe.
Depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022, Londres a imposé des sanctions à de nombreux navires soupçonnés de faire partie de la flotte fantôme, utilisée pour contourner les embargos occidentaux. Ces navires, souvent des pétroliers vieillissants, se voient interdire l'accès aux ports britanniques.
« Guerre hybride »
En mars dernier, le gouvernement britannique avait annoncé qu'il autoriserait ses forces à saisir ces navires en traversant ses eaux. Cette décision a fait suite à l'assouplissement par les États-Unis de certaines restrictions sur le pétrole russe, à la suite de l'augmentation des prix liée aux conflits au Moyen-Orient.
D'autres pays européens, tels que la France, la Belgique et la Finlande, se sont également engagés dans des actions similaires contre des navires soupçonnés d’appartenir à la flotte fantôme russe.
Selon le gouvernement britannique, ces navires ont également été impliqués dans des actes de sabotage visant les câbles sous-marins dans la mer Baltique. Afin de contrer ces menaces, une nouvelle législation pourrait bientôt être proposée pour empêcher que « la Russie et d'autres États hostiles » ne compromettent les infrastructures sous-marines vitales.
En avril, l’ancien ministre de la Défense John Healey avait déclaré que les forces britanniques avaient surveillé et dissuadé trois sous-marins russes dans les eaux de l'Atlantique Nord, à proximité de câbles et d'oléoducs essentiels...
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