L'angoisse grandit chaque jour. Sarah a quitté son domicile à Privas, en Ardèche, le 20 avril dernier, et depuis, sa famille n’a reçu aucune nouvelle. Dans un élan de solidarité, une vingtaine de personnes se sont réunies devant le tribunal de Privas pour exiger des actions concrètes de la part des autorités, le 13 juin dernier.
Initialement sous la responsabilité du parquet local, l'affaire a été transférée au tribunal d'Avignon, qui a ouvert une enquête judiciaire le 18 mai pour "arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire d’un mineur de 15 ans", selon des informations de BFM.
Une première disparition
Interrogée par ICI, la grand-mère de Sarah révèle que cette dernière avait déjà fugué le 3 avril avec un homme de 28 ans, mais avait été retrouvée grâce à son téléphone. Après cet incident, elle avait été placée dans un foyer à Privas avant de disparaître de nouveau.
Catherine, la mère de Sarah, a partagé son désespoir au cours de la manifestation, confiant avoir perdu près de 10 kilos et vivre un véritable calvaire émotionnel : "Je ne dors plus, je ne mange plus. Chaque jour est une lutte, je pleure sans cesse."
"Les investigations n'ont pas cessé"
Cette mobilisation a également suscité des réactions dans la communauté. Une manifestante a déclaré à Ici : "Ce n'est pas normal que pendant deux mois, il n'y ait rien qui se passe. Les enfants doivent être mieux protégés."
La procureure d'Avignon a assuré à BFM que les investigations n'avaient jamais cessé et avaient même été intensifiées dans les jours suivants la disparition de Sarah. Le sentiment d'urgence, partagé par les proches et la communauté, est palpable alors que chacun espère un dénouement rapide et positif dans cette affaire inquiétante.







