Mercredi soir, la situation à Belfast a dégénéré lorsque la police a dû utiliser des canons à eau pour disperser les foules, suite à de violentes émeutes anti-immigrés. Ces événements sont survenus après une agression au couteau lundi, attribuée à un réfugié soudanais.
Plus d'une centaine de manifestants se sont mobilisés à plusieurs endroits, parfois de manière pacifique. Cependant, la tension est montée d'un cran peu avant 21H00, lorsque la police a signalé l'utilisation de canons à eau à Sandyknowes, illustrant ainsi la gravité de la situation.
Dans un communiqué, les autorités ont indiqué que des projectiles avaient été lancés sur les forces de l'ordre, entraînant des modifications de circulation dans la région. Des images diffusées par Sky News ont montré des individus masqués s'en prenant aux agents avec des briques.
À Stormont, le siège du Parlement nord-irlandais, plus de 100 personnes ont participé à un rassemblement pacifique, selon la BBC. Pourtant, ces manifestations faisaient écho aux violences qui se sont propagées après l'agression d'un homme de 40 ans, Stephen Ogilvie, dont l'état de santé est préoccupant.
Après les émeutes, une vague de vandalismes ciblant les domiciles de résidents d'origine étrangère a agité la ville, illustrant une montée inquiétante des tensions raciales. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a qualifié ces violences de « choquantes et inacceptables », et a appelé à la sérénité.
Le climat de peur et de colère a été exacerbé par des figures d'extrême droite, dont Tommy Robinson, et par des personnes influentes comme Elon Musk, notamment sur les réseaux sociaux.
Des témoignages de résidents témoignent d'un immense choc: des graffitis islamophobes ornent désormais plusieurs façades, tandis qu'une habitante confiait ne jamais avoir vu une telle violence auparavant. "C'est déchirant", a-t-elle déclaré.
En réponse à la situation, le secrétaire d’État britannique, Dan Jarvis, a annoncé trois arrestations, tout en avertissant que d'autres suivront certainement.
Le suspect de l'attaque, Hadi Alodid, un Soudanais de 30 ans, a comparu devant un juge, face à une accusation de tentative de meurtre. Bien qu'il ait été reconnu comme réfugié, les circonstances de son arrivée en Irlande du Nord soulèvent des interrogations, notamment sur la politique migratoire du Royaume-Uni.
Ce climat de violence et de tension n'est pas un fait isolé. Des manifestations similaires ont eu lieu récemment à Glasgow, Édimbourg et Southampton, au Royaume-Uni, où des actes racistes se sont amplifiés. Les autorités appellent à une prise de conscience collective pour contrer la montée du racisme et de la violence.







