Porteuse de la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez évoque sur RTL l'importance d'un texte qui se fait attendre pour répondre à une crise sociétale majeure.
Alors que la France continue de faire face aux conséquences tragiques de la mort de Lyhanna, Céline Thiébault-Martinez souligne à quel point la réponse législative est cruciale. Elle doit rencontrer le Premier ministre ce lundi 15 juin afin d'aborder ce sujet. La députée de Seine-et-Marne indique que cette tragédie a suscité une immense demande de changement concernant les violences sexuelles, perçues comme un problème systémique dans notre pays.
Lyhanna symbolise l'échec du système judiciaire, et cela amène à se questionner : pourquoi une telle loi n'a-t-elle pas encore vu le jour ? Thiébault-Martinez évoque un "travail en silo", ancré dans les habitudes françaises, ainsi qu'une nécessité de réformer complètement le système judiciaire, une exigence mise en avant par le mouvement Me Too au cours des années 2010.
Elle affirme : "Depuis Me Too, les femmes prennent la parole. Grâce à des institutions comme la Ciivise, les enfants victimes de violences peuvent désormais s’exprimer. Cette libération de la parole a engendré une augmentation significative des plaintes, alors que les moyens judiciaires n'ont pas été adaptés à cette réalité de masse," s'inquiète-t-elle sur RTL.
Un "pointillisme législatif", mais pas de loi intégrale
La députée appelle donc à une "réforme en profondeur du système judiciaire" pour répondre à l'ampleur de ces violences. Elle a proposé la création d'unités judiciaires et de juridictions spécialisées chargées d'enquêter et de juger ces crimes. "Une chaîne judiciaire entièrement dédiée aux violences sexistes et sexuelles envers les femmes et les enfants est un impératif," précise Céline Thiébault-Martinez, conscient des enjeux majeurs à traiter.







