Appels à des budgets accrus, peines renforcées, et lois intégrales, les candidats à l'élection présidentielle réagissent vivement à la tragédie de Lyhanna.
Ébranlés par l'affaire tragique de Lyhanna, les prétendants à la présidence, qu'ils soient déclarés ou non, ont formulé des propositions variées. Des mesures pour renforcer les ressources judiciaires, durcir les peines, et créer un fichier des délinquants sexuels sont au cœur de leurs discours.
Des ressources supplémentaires pour la justice
Sur le plan budgétaire, les candidats de gauche se sont unis pour réclamer une augmentation des financements afin de transformer l'approche sur les violences sexistes. Jean-Luc Mélenchon (LFI) a souligné lors d’un meeting à Saint-Denis : « Les coupes budgétaires alimentent le crime ». Parallèlement, Sacha Houlié, député de la Vienne, a plaidé pour un « renforcement sans précédent » des juristes, en particulier pour les juges spécialisés en affaires familiales.
Pour sa part, Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre socialiste, a proposé de rappeler des magistrats retraités pour alléger la charge de travail actuelle.
Vers des peines plus sévères
Jordan Bardella, au Rassemblement national, a suggéré l’instauration de « peines minimales » pour lutter contre la récidive et la suppression des remises de peine pour les crimes graves. Il a également appelé à des peines de réclusion à perpétuité pour les agresseurs sexuels vis-à-vis des mineurs. D'autre part, Gabriel Attal et Édouard Philippe proposent d’abolir le juge d’application des peines pour améliorer le service judiciaire.
Bruno Retailleau, représentant de la droite, a même remis sur la table l'idée de la castration chimique pour les criminels sexuels les plus dangereux.
La création de nouvelles juridictions
La structuration de la justice est également une priorité pour plusieurs candidats. Retailleau a appelé à instaurer une « cour disciplinaire de la magistrature » pour instaurer des sanctions, alors que Dominique de Villepin a suggéré un parquet spécifiquement dédié aux violences faites aux femmes et aux enfants. Édouard Philippe a quant à lui évoqué la possibilité de syndiquer les juges pour plus d’équité.
Améliorer la gestion des plaintes
Face à la montée des violences infantiles, Édouard Philippe a plaidé pour un « principe de précaution » lors du traitement des plaintes concernant les enfants. En parallèle, Gabriel Attal a proposé d’établir des permanences pour accompagner les victimes lors du dépôt de plainte, suscitant le soutien de divers élus.
Propositions en matière de prévention
La prévention a aussi été évoquée, avec Marine Tondelier, à la tête des Écologistes, qui a préconisé une formation adaptée des enfants jeunes pour mieux les armer contre les violences.
Les candidats s'accorderont-ils sur ces questions cruciales avant les élections ? L'affaire de Lyhanna, tragique symbole de la lutte contre les violences, pourrait marquer un tournant décisif dans les débats politiques entourant la sécurité et le bien-être des plus vulnérables.







