Après un long chemin de quatre ans, l'examen du statut d'autonomie de la Corse aux yeux de la République prend place cet après-midi à l'Assemblée nationale. Ce débat fait suite aux accords de Beauvau, initiés il y a deux ans, dans un contexte de tensions et d'attentes.
À quelques heures des discussions, Gilles Simeoni affirme être "confiant" et "déterminé", soulignant l'importance de ce moment qui représente une décennie de travail pour les nationalistes corses. "Ce projet est le fruit de plus de 50 ans de luttes pour la reconnaissance constitutionnelle de la Corse," rappelle-t-il, insistant sur la nécessité de dépasser les clivages politiques.
Une décision qui pourrait changer la donne
Simeoni insiste sur le fait que le projet de loi constitutionnelle doit être ratifié dans sa forme initiale. "C'est essentiel que les éléments clés des accords ne soient pas altérés. Nous devons aussi construire un large soutien, tant au Sénat qu'à l'Assemblée," explique-t-il. L’ancien président de l’exécutif corse souligne que le texte, validé au terme du processus de Beauvau, jouit d'une "légitimité démocratique inégalée".
Face à un potentiel rejet du texte, Simeoni ne cache pas son inquiétude. Selon lui, la victoire électorale de son mouvement, avec 70 % des voix, témoigne d’un large consensus. "Si nous sommes fermés la porte, cela serait réellement préoccupant," prévient-il, tout en liant cette situation à la nécessité d'une démarche constructive plutôt qu'à la violence. "Je ne prône pas le recours à des moyens extrêmes. Je reste ancré dans une logique démocratique," déclare-t-il, en ajoutant que si le texte venait à échouer, il faudrait envisager d’autres modalités d’action, même si celles-ci peuvent s'avérer moins pacifiques.







