Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, semble de plus en plus en difficulté suite à la récente victoire de son rival à l'intérieur du parti travailliste, Andy Burnham. Selon plusieurs médias britanniques, Starmer pourrait bien annoncer sa démission dès lundi prochain.
Burnham, le populaire maire du Grand Manchester, a été désigné député lors d'une élection qui pourrait marquer le début de son ascension à la tête du Labour. Il est prévu qu'il soit officiellement investi député lundi à 14h30.
Malgré ses affirmations passées sur sa volonté de rester en fonction, la pression exercée sur Starmer s'est intensifiée ce week-end. Silence radio de sa part depuis, alors que la frénésie médiatique grandit devant le 10 Downing Street.
Jacqui Smith, la secrétaire d'État à l'Éducation, a déclaré sur Sky News qu'il réfléchissait sérieusement à la meilleure voie à suivre pour le pays. Le Guardian rapportait des informations selon lesquelles Starmer pourrait annoncer sa démission à cause d'une pression croissante de ses collègues du Labour.
De son côté, la BBC a affirmé que les indices concernant une éventuelle annonce de démission se multiplient, renforcés par des rapports du Financial Times qui évoquent un Starmer "prêt à partir", même si un proche du Premier ministre a indiqué qu'aucune décision n’était encore actée.
D'après les sources de Sky News, des figures influentes du gouvernement, dont la ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, ont exhorté Starmer à fixer un calendrier pour son départ. Environ 100 députés travaillistes, soit près d'un quart des députés du parti, réclament son départ, selon l'agence Press Association.
Le Guardian estime qu'il pourrait encore rester en poste jusqu'à la fin de l'été, avec le congrès du Labour prévu fin septembre pour désigner un nouveau leader.
L'ancien président américain, Donald Trump, a également commenté la situation, évoquant compte Twitter que Starmer "va démissionner" tout en critiquant sa gestion de l'immigration et de l'énergie.
Interrogée par l'AFP, Downing Street a maintenu que Starmer n'avait pas changé de position depuis vendredi dernier. On rapporte qu'il aurait passé le week-end à Chequers, où il aurait consulté ses alliés et sa famille sur les prochaines étapes.
Si Starmer décidait de partir, cela marquerait un tournant, le Royaume-Uni connaissant alors son septième Premier ministre en une décennie, une instabilité sans précédent. L’ancien procureur, qui avait pris ses fonctions en juillet 2024 après une victoire écrasante du Labour, doit faire face à une si nécessaire refonte de la direction du parti, notamment après une défaite locale sévère qui a accentué les critiques à son égard.
Burnham, souvent perçu comme un potentiel sauveur du Labour, a gagné en popularité et souhaite transformer à la fois le parti et, par extension, le pays. Les sondages d’opinion le placent comme la personnalité politique préférée des Britanniques, un atout non négligeable dans cette période tumultueuse.







