Une semaine et demie après le double tremblement de terre qui a frappé le nord du Venezuela le 24 juin, le nombre de victimes approche les 3 000. Malgré l’énormité de cette catastrophe, Delcy Rodríguez, présidente par intérim, justifie son action face à la crise et rejette les critiques sur la lenteur des secours et le sous-dimensionnement des pertes humaines.
Les derniers bilans rendus publics le 4 juillet révèlent que 2 954 personnes ont perdu la vie et que 16 592 ont été blessées. Les équipes de secours, dont certaines sont issues de pays étrangers, ralentissent leurs efforts alors que les chances de retrouver des survivants s’amenuisent considérablement.
La zone la plus touchée, La Guaira, a subi des destructions massives, rendant de nombreux habitants sans abri et les laissant dans des conditions précaires. Des témoignages font état de personnes ayant perdu leur logement et de bâtiments complètement détruits.
« Nous travaillons sans relâche, nous continuons à retrouver des corps », déclare Francisco Sasquia, un sauveteur bénévole, évoquant l’horreur ressentie par ceux qui attendent des nouvelles de leurs proches. Les deux séismes, survenus à 39 secondes d’intervalle, plongent le pays dans la désolation.
Une gestion de la crise vivement critiquée
Défendant la réaction du gouvernement, Rodríguez se trouve sous pression, avec des critiques croissantes sur l’efficacité des secours. Les médias tels qu’Euronews rapportent que l’aide n’est pas à la hauteur de la tragédie, et le ressentiment du peuple face à la lenteur de la réponse gouvernementale s’intensifie. Rodríguez a également conteste les affirmations selon lesquelles les délais d’intervention auraient été inacceptables.
Dans une conférence de presse à Caracas, elle a nié que le gouvernement ait attendu longtemps pour mobiliser les secours, rejetant les accusations selon lesquelles la construction de logements sociaux serait en cause dans l’aggravation des dégâts. Face à des témoignages relatant des victimes fouillant à mains nues, elle a insisté sur une réponse immédiate des autorités.
Les circonstances tragiques du séisme représentent un test crucial pour Delcy Rodríguez, dont le mandat doit s’achever, la plongeant dans l’incertitude quant à son avenir politique. Elle a remercié les aides extérieures, notamment en faisant référence à l’assistance fournie par des personnalités telles que Donald Trump et son secrétaire d’État, Marco Rubio, en plus de pays comme l’Équateur et Israël.
Retrouver des corps dans les décombres
Les efforts de recherche se ralentissent, compliqués par des conditions climatiques extrêmes et un nombre minimal de survivants après plus de 72 heures depuis le cataclysme. Toutefois, une lueur d’espoir émerge avec le sauvetage d’Hernán Alberto Gil Flores, 43 ans, qui a passé huit jours pris au piège sous les décombres d’un centre commercial à Catia La Mar.
Malgré cet accident exceptionnel, les équipes internationales doivent désormais se concentrer sur la récupération des corps, la suspension des opérations de sauvetage officialisant l’horreur de cette catastrophe.







