Le Moyen-Orient plonge à nouveau dans le chaos. L'armée américaine a lancé, lundi, une nouvelle offensive avec des frappes massives en Iran, affirmant avoir ciblé de nombreuses installations stratégiques pour tenter de briser l'emprise de Téhéran sur le détroit d'Ormuz. En réponse, l'Iran a annoncé avoir ciblé plusieurs bases militaires utilisées par les États-Unis chez leurs voisins arabes.
Cette escalade brutale, marquée par la décision de Téhéran de verrouiller à nouveau le détroit d'Ormuz, crucial pour l'économie mondiale, a immédiatement secoué les marchés financiers. Lundi matin, le prix du pétrole a grimpé de plus de 4 %, atteignant 79,06 dollars le baril, suscitant des craintes rappelant les pires heures du conflit où le prix du brut avait franchi les 110 dollars.
Cibles côtières sous bombardement
Les opérations aériennes américaines, débutées dans la nuit, ont ciblé des infrastructures clés, notamment des systèmes de défense aérienne, des radars côtiers et des sites de missiles. Selon diverses sources, les frappes ont particulièrement touché la province du Khouzistan, ainsi que la région stratégique de Bandar Abbas et l'île de Qeshm. Le bilan humain indique un mort et plusieurs blessés.
Une riposte dans le Golfe
En réaction à cette agression, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir réalisé des tirs de missiles et de drones contre des bases en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn. À Bahreïn, des sirènes d'alerte ont retenti, incitant les habitants à se mettre à l'abri. Cette contre-attaque s'inscrit dans un contexte tendu, où les efforts de paix semblent réduits à néant.
Menaces sur les voies maritimes
Téhéran accuse Washington de porter la responsabilité de cette insécurité accrue, ayant violé un protocole d'accord signé le 17 juin, supposé établir un corridor de navigation sécurisé le long des côtes iraniennes. Les tensions croissantes suscitent une inquiétude alarmante, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, appelant à la retenue de part et d'autre.







