Trois réacteurs de centrales, notamment dans le Tarn-et-Garonne, l’Ain et les Ardennes, sont actuellement à l’arrêt, comme l'a indiqué EDF, le 12 juillet.
Le fort épisode de chaleur qui touche la France a contraint EDF à mettre à l'arrêt trois réacteurs nucléaires et à réduire la puissance de huit autres. Cette décision vise à respecter les normes environnementales concernant les rejets thermiques. Les réacteurs spécifiques arrêtés sont le n° 2 à Golfech, le n° 3 à Bugey et le n° 2 à Chooz.
Des limites de température à respecter pour protéger l'environnement
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) impose des limites sur la température de l'eau pour éviter des dommages aux écosystèmes aquatiques. En pleine canicule, EDF doit donc réduire son niveau d'activité pour se conformer à ces directives. Comme mentionné par Le Monde, la situation a débuté le 4 juillet et se généralise à travers les régions où ces réacteurs se situent.
Le ministère de l’Économie a, par ailleurs, accordé une dérogation pour la centrale de Bugey afin de garantir la sécurité du réseau électrique, permettant d'opérer temporairement au-delà de ces limites jusqu’au 20 juillet. Une telle dérogation répond à une demande d'EDF en raison de la pression sur la production d’électricité, comme le souligne *Les Échos*.
Dans certaines centrales, des "adaptations de puissance" ont été requises, notamment à Saint-Alban, Blayais, Bugey, Chooz et Tricastin. Ces stratégies visent à équilibrer la production et la préservation de l'environnement.
À la faveur de cette situation, la centrale de Civaux en Vienne reste épargnée grâce à un circuit de refroidissement particulier qui lui permet de fonctionner efficacement même sous des températures élevées. Les autorités locales affirment que la température de la Vienne n'impacte pas le fonctionnement de la centrale, assurant que son système est conçu pour gérer ces situations extrêmes.







