Il y a deux ans, Shemseddine, âgé de 15 ans, a été brutalement attaqué et tué devant son collège à Viry-Châtillon, dans l’Essonne. Ce jeudi, les deux derniers suspects, qui étaient encore en détention, ont été remis en liberté à cause d'un vide juridique, suscitant colère et désespoir au sein de la communauté et de sa famille.
À présent, la mère de l’adolescent vit dans l’angoisse. En avril 2024, alors que le drame survenait à Viry-Châtillon (Essonne), ses assaillants avaient été interpellés. Néanmoins, ils ont obtenu une remise en liberté sous contrôle judiciaire en raison des nouvelles dispositions réglementaires concernant la détention provisoire des mineurs, comme le souligne BFMTV.
Pour sa mère, cette décision symbolise un "abandon de l'État", a déclaré son avocate au Parisien. Étonnamment, la mère a été informée de cette libération par des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
Les jeunes suspects, qui étaient mineurs lors des faits, sont maintenant soumis à un contrôle judiciaire qui les empêche de se rendre en Essonne ou d'approcher les victimes. Cependant, aucune obligation de pointage en commissariat n’a été imposée. L’avocate déclare : "Nous espérons que la justice sera attentive à ces obligations, mais ma cliente ressent une peur profonde. Elle a encore deux autres enfants. Cette situation est très difficile à vivre".
L'indignation grandit également dans la ville. La décision de renvoyer les adolescents devant les assises pour des "coups mortels" a soulevé des questions, puisque cela exclut la préméditation. L’avocate remet en question cette hypothèse, affirmant : "Au regard des violences infligées, nous estimons qu'il y avait intention de tuer".
Le maire de Viry-Châtillon, Jean-Marie Vilain, a dénoncé une "décision de justice qui blesse une famille déjà brisée". Il a insisté sur la nécessité de repenser le cadre judiciaire face à des crimes d’une tels gravité, déclarant que la minorité ne devrait pas équivaloir à une promesse d’impunité.







