Les feux dans le massif ont ravagé plus de 2.050 hectares, selon le bilan du préfet.
Durant l'enquête sur les incendies dévastateurs dans la forêt de Fontainebleau, six individus sont actuellement en garde à vue. Parmi eux, un pompier volontaire a reconnu être impliqué, a déclaré le procureur de la République le 14 juillet 2026.
Ce pompier a admis avoir « mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l’essence ». Un autre suspect, quant à lui, a confondu une cigarette avec des enjeux gravissimes en déclarant avoir « accidentellement mis le feu » après avoir jeté sa cigarette sur un site sensible, a précisé Diane Ngomsik, procureure à Fontainebleau. En effet, les incendies se sont étendus sur plus de 2.050 hectares, comme l'a indiqué le préfet.
Des preuves accablantes
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré sur le plateau de France 2 que ces incendies pourraient avoir une origine volontaire. À 20 heures, il a révélé que 59 interpellations avaient eu lieu à travers le pays, en lien avec des activités d'incendie, qu'elles soient volontaires ou accidentelles. Parmi les suspects figurait un jeune homme de seulement 18 ans, sans antécédents judiciaires, arrêté avec un briquet et les mains couvertes de suie, selon une source proche de l'enquête.
Les incendies, débutés dimanche en fin d'après-midi, ont causé des ravages incommensurables, touchant environ 1.600 hectares lors du premier feu. Le second, qui a éclaté trois jours plus tard, s'est intensifié, atteignant déjà plus de 450 hectares. Le préfet Pierre Ory a exprimé son espoir que la situation soit « fixée » rapidement.







