Une année marquante pour le climat mondial
Selon de récentes analyses de l'AFP basées sur les données du programme Copernicus, l'année 2025 s'annonce comme la plus chaude jamais enregistrée pour certaines régions, notamment l'Asie centrale, le Sahel et l'Europe du Nord. Globalement, la planète devrait connaître sa troisième année la plus chaude, suivant 2024 et 2023.
Les chiffres remis à jour montrent que 120 records mensuels ont été battus dans plus de 70 pays, et l'accès limité aux données dans les pays en développement rend ces résultats encore plus marquants. L'Agence France Presse (AFP) a utilisé des milliards de données climatiques pour dresser un portrait précis de la situation, tandis que le programme Copernicus a fourni des mesures provenant de satellites et de stations météorologiques à travers le monde depuis 1970.
Des températures extrêmes en Asie centrale
En Asie centrale, les températures ont atteint des niveaux alarmants, particulièrement au Tadjikistan, où la moyenne saisonnière a été dépassée de plus de 3 °C. Ce pays enclavé, où une grande partie de la population n'a pas accès à de l'eau potable, a enregistré des records mensuels depuis mai, à l'exception de novembre, et ses voisins comme le Kazakhstan, l'Iran, et l'Ouzbékistan n'ont pas été épargnés avec des températures similaires. Des climatologues avertissent que ces variations climatiques sont le résultat direct d'un changement climatique accéléré lié aux activités humaines.
Des impacts alarmants au Sahel
Les pays du Sahel, incluant le Mali, le Niger, le Nigeria, le Burkina Faso et le Tchad, ont également connu des hausses de température de 0,7 à 1,5 °C au-dessus de la moyenne saisonnière. Au Nigeria, cela a représenté l'année la plus chaude jamais observée. La vulnérabilité des pays de cette région est exacerbée par des conflits et l'insécurité alimentaire.
Une Europe sous le feu de la chaleur
En Europe, une dizaine de pays se rapprochent d'un record de température annuel, principalement à cause d'un été exceptionnellement chaud. En Suisse et dans les Balkans, les températures estivales ont dépassé de deux à trois degrés la moyenne, entraînant des incendies de forêt majeurs en Espagne et au Portugal, tandis que le Royaume-Uni a souffert d'une importante pénurie d'eau, due à un printemps particulièrement sec. Les experts soulignent que ces événements météorologiques extrêmes sont devenus presque dix fois plus probables ces dernières années, comme l'indiquent les scientifiques du réseau World Weather Attribution (WWA).
Ces défis environnementaux sont de plus en plus prégnants et nécessitent des mesures d'urgence pour faire face aux effets du changement climatique, afin de protéger les populations vulnérables dans le monde entier.







