La Maison Blanche réaffirme son intérêt pour le Groenland, avec des options allant jusqu'à un rachat, réveillant des échos d'un épisode historique où des présidents américains avaient déjà exprimé le désir de monnayer ce territoire danois. Toutefois, l'intensité des déclarations provenant de l'administration Trump, sans précédent, soulève des préoccupations au sein de la population groenlandaise et dans l'ensemble de l'Europe.
Un rendez-vous crucial est prévu avec le sénateur Marco Rubio dans les jours à venir, accentuant ainsi les tensions diplomatiques. Mikaa Blugeon-Mered, chercheur senior en géopolitique à l'Université du Québec, souligne que cette situation s'inscrit dans un contexte plus large : "Le Groenland est stratégique tant sur le plan militaire que climatique, surtout avec l'accélération du changement climatique qui dévoile de nouvelles routes maritimes et des ressources."
De son côté, Cyrille Bret, expert associé à l'Institut Montaigne, note que "les implications économiques et sécuritaires de ces ambitions américaines ne peuvent être sous-estimées", tandis que les nations européennes s'inquiètent d'une possible escalade des tensions. Dans un récent article de Le Monde, il a été rapporté que des alliés du Danemark tentent d'apaiser les craintes, mais la situation reste volatile.
Les inquiétudes grandissent alors que d'autres acteurs, comme la Chine, manifestent également un intérêt pour cette région, augmentant ainsi le niveau de compétitivité et de rivalité. Pour l’instant, le Groenland demeure un enjeu enchevêtré dans une guerre froide moderne, avec des enjeux d'influence qui pourraient redéfinir l'équilibre des pouvoirs dans l'Arctique.







