Dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l'Iran, Firouzé Bani-Sadr, la fille du premier président de la République islamique d’Iran, plaide pour un changement démocratique qui émane du peuple, sans intervention militaire étrangère. Elle a déclaré sur franceinfo : « Je me bats pour qu'il n'y ait pas d'intervention militaire ».
Les récentes manifestations en Iran, qui ont été largement réprimées, témoignent d'un désir croissant de changement parmi la population. Selon des observateurs, les manifestations, souvent marquées par la violence de la répression, continuent d'attirer l'attention internationale. Les autorités iraniennes, par le biais de leur ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, ont affirmé avoir « le contrôle total » de la situation, un discours qui peine à s'imposer face aux réalités sur le terrain.
Des experts et des activistes appellent à une mobilisation pacifique, mettant en avant que tout changement significatif doit venir des Iraniens eux-mêmes. Alors que les voix s'élèvent dans le pays, beaucoup estiment que toute intrusion militaire pourrait exacerber la crise et retarder la démocratie. Marie Dubois, analyste française spécialisée dans les affaires iraniennes, souligne que « l'intervention étrangère pourrait faire perdre aux Iraniens l'occasion de réaliser leur rêve démocratique. »
Les leaders de la communauté internationale sont appelés à soutenir les aspirations démocratiques d'un peuple fatigué par la répression, sans recourir à l'option militaire. L'avenir de l'Iran se trouve entre les mains de ses citoyens, insiste Firouzé Bani-Sadr, et la solution doit être trouvée à l'intérieur des frontières du pays.







