Jean-Luc Mélenchon, figure emblématique de La France insoumise (LFI), a récemment exprimé des doutes sur les intentions de François Hollande concernant une potentielle candidature à l'élection présidentielle de 2027. Dans une note de blog, il laisse entendre que l'ancien président pourrait se positionner comme un adversaire significatif pour la gauche modérée.
« Le refus du Parti socialiste de soutenir la motion de censure de LFI affirme clairement le changement de cap orchestré sous l'influence de Hollande », a déclaré Mélenchon. Selon lui, les ambitions de l’ancien chef d'État se dessinent à l'horizon, alors qu'il se prépare à rivaliser avec d'autres candidats de gauche au premier tour. Cette anticipation s'explique par le rejet croissant que Hollande suscite parmi certains électeurs de gauche, ce qui pourrait jouer en faveur de Mélenchon en cas de confrontation.
Dans sa critique, il accuse Hollande d'utiliser une stratégie pernicieuse, affirmant qu'il s'efforce de diviser ses adversaires tout en élaborant un plan pour regagner le pouvoir. « Hollande reste fidèle à sa méthode : injecter le poison par petites doses et diviser, tout en attendant que ses concurrents s'effondrent », poursuit Mélenchon, qui nourrit une rivalité de longue date avec l'ancien président, un conflit qui remonte à leurs affrontements lors de la présidentielle de 2012.
Des experts politiques, comme le professeur Jean-Claude Pompili, indiquent que cette lutte interne à gauche pourrait avoir des répercussions significatives sur le paysage électoral. "Il est essentiel pour la gauche de définir une stratégie cohérente pour éviter la dispersion des voix", a-t-il déclaré à Le Monde.
En observant les évolutions récentes, Mélenchon semble déterminé à préserver sa position tout en évitant de voir un candidat centrique comme Hollande reprendre du terrain. Les primaires de gauche s’annoncent donc déjà comme un champ de bataille entre ces deux figures politiques.
Alors que les élections approchent, la tension palpable entre Mélenchon et Hollande souligne la fragilité des alliances au sein de la gauche française. Les électeurs attendent de voir comment ces dynamiques évolueront au fil des mois.







