Ce mercredi après-midi, Nicolas Daragon, maire de Valence, a effectué une démarche symbolique en retirant le drapeau européen du fronton de l'hôtel de ville. Cette action vise à marquer son opposition à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, dont la signature est prévue ce samedi.
En compagnie de représentants du secteur agricole, le maire a exprimé son inquiétude quant aux conséquences de cet accord pour l'agriculture française. « En tant que premier département agricole de la région, nous devons montrer l'exemple. Ce traité expose notre agriculture à une concurrence déloyale », a-t-il déclaré. La situation suscite des réactions parmi les professionnels du secteur, notamment de la part de Jean-Pierre Royannez, président de la Chambre d'Agriculture de la Drôme, qui partage les craintes concernant l'impact économique négatif sur les agriculteurs locaux.
Nicolas Daragon rappelle que la France doit protéger son agriculture face à une réglementation plus favorable aux importations. D'autres communes, comme Mazan et Monteux, ont également connu des actions similaires pour faire entendre leurs préoccupations. Ce retrait du drapeau européen, bien qu'efficace médiatiquement, n'est que temporaire, le drapeau devant être réinstallé prochainement.
En parallèle, les débats se poursuivent au sein du Parlement français, où plusieurs motions de censure, notamment de La France Insoumise et du Rassemblement National, ont été déposées pour contester cet accord, stipulant que celui-ci pourrait nuire à l'agriculture nationale. Les experts sont divisés sur le sujet ; certains soulignent la nécessité d'une ouverture des marchés pour dynamiser l'économie, tandis que d'autres craignent une nouvelle perte de souveraineté alimentaire.
Cette situation soulève des interrogations sur le modèle agricole français et son avenir face à des accords de commerce international. Pour plus d'informations, consultez France Bleu et d'autres sources d'actualités régionales.







