Le 16 décembre 2025, un enseignant-chercheur de 64 ans, affilié à l'Institut de mécanique et d'ingénierie de Bordeaux (I2M), a été mis en examen par le parquet de Paris en raison de suspicion d'ingérence envers les intérêts chinois. Les accusations portent sur le fait d'avoir permis l'accès à des zones restreintes à des membres d'une délégation chinoise, une allégation qui pourrait avoir des conséquences juridiques graves.
Selon les informations relayées par le parquet, ce mathématicien spécialisé dans les applications pourrait faire face à des peines allant jusqu'à quinze ans de prison et 225 000 euros d'amende. Son avocate, Me Lauriane Dargelas, a précisé qu'une demande d'autorisation avait été soumise, soulignant que son client croyait être dans son bon droit. La situation illustre la tension croissante entre la protection des intérêts nationaux et la liberté académique, un thème souvent débattu dans les milieux universitaires.
Cette affaire, révélée par le quotidien Sud Ouest, s'inscrit dans un contexte où la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) scrute intensivement les collaborations entre chercheurs et entités étrangères, notamment dans le secteur des mathématiques et des sciences appliquées. Plusieurs autres chercheurs ont été interrogés dans le cadre de l'enquête, bien que aucun ne soit actuellement poursuivi.
Le professeur mis en examen a été placé sous contrôle judiciaire, et son avocate insiste sur le fait qu'il est étranger aux accusations qui pèsent contre lui. “Nous attendons d’avoir accès au dossier pour démonter le scénario qui a été élaboré”, a-t-elle déclaré. Une partie de la communauté scientifique s'inquiète des répercussions possibles sur les collaborations internationales, la peur de représailles pouvant freiner les échanges scientifiques.
Cette enquête a été ouverte suite à un rapport de la Défense nationale, révélant des incidents pouvant affecter la sécurité nationale. Alors que le débat sur la protection des données sensibles et la nécessité d'une coopération internationale continue de s'intensifier, les chercheurs se retrouvent au cœur d'un conflit complexe entre sécurité et innovation, comme l'affirme un expert en sécurité académique, qui a déclaré : “Il est crucial de trouver un équilibre entre la libre circulation des idées et la protection des savoirs stratégiques.”







