La police a récemment effectué une saisie marquante de plus de 200 kilos de méthamphétamine en provenance du Mexique à Pont-à-Mousson, soulignant l'implication croissante de la France dans le trafic de drogues synthétiques. Cette opération, réalisée le 8 janvier, a abouti à l'arrestation de trois suspects, dont deux ont été placés en détention, tandis que le troisième est sous contrôle judiciaire, une décision contestée par le parquet de Paris.
Les enquêteurs de l'Ofast (Office anti-stupéfiants), après avoir suivi la cargaison depuis l'aéroport Charles de Gaulle, ont confirmé la rareté de cette saisie, qui témoigne d'une tendance inquiétante. En effet, la France est de plus en plus perçue comme un hublot logistique pour les cartels mexicains. Bertrand Monnet, spécialiste de l'économie du crime et consultant pour le journal Le Monde, indique que ces organisations criminelles exploitent les ports français pour acheminer leurs produits vers d'autres pays européens, collaborant ainsi avec diverses mafias locales.
Ce phénomène n'est pas uniquement lié à l'exportation, la France devient également un marché de consommation significatif. Des sources confirment que la production de méthamphétamines, notamment du crystal, par des cartels mexicains, augmente sur le sol français. Les autorités locales s'alarment de l'essor de cette drogue, indiquant qu'une grande partie de la méthamphétamine qui circule en Europe passe par le réseau établi par ces cartels. Le chercheur appelle à une vigilance accrue, soulignant que le phénomène pourrait avoir des conséquences socio-économiques alarmantes si aucune mesure efficace n'est prise.







