Le député LFI Carlos Martens Bilongo a récemment décidé de porter plainte contre Radio Courtoisie après des déclarations jugées scandaleuses et racistes par l'ex-cadre du FN, Jean-Yves Le Gallou. Ce dernier a établi un lien inacceptable entre l'intelligence du député, d'origines angolaises et congolaises, et les clichés véhiculés sur les QI par pays.
Dans une séquence diffusée sur la station d'extrême droite, Le Gallou a affirmé que la carte des quotients intellectuels plaçait des pays comme l'Angola et la République du Congo au bas de l'échelle. En citant ces pays, il a insinué que cela remettait en question les capacités intellectuelles de Bilongo, provoquant une onde de choc dans le paysage politique français.
Bilongo, qui représente le Val-d'Oise, a réagi avec indignation, déclarant que de tels discours étaient symptomatiques d'une idéologie raciste. « Cette séquence illustre un discours basé sur un sentiment de supériorité raciale à l'égard des Africains », a-t-il souligné sur X. Son avocat, Vincent Brengarth, a également confirmé la démarche judiciaire entreprise.
Les réactions ne se sont pas faites attendre. Plusieurs élus du mouvement insoumis, comme la députée Clémence Guetté, ont exprimé leur soutien, qualifiant les propos de Le Gallou de dangereux et symptomatiques d'une impunité devant la haine raciste. « Ces discours doivent être punis », a-t-elle affirmé sur les réseaux sociaux.
À noter que cette question de la « carte des QI » est délicate depuis plusieurs années. Le consensus scientifique, comme l'a indiqué le chercheur Franck Ramus dans une note de blog, stipule que les variations de QI entre nations sont majoritairement expliquées par des facteurs environnementaux plutôt que par des considérations génétiques. Ce qui souligne encore plus le caractère infondé des propos racistes diffusés par Radio Courtoisie.
Le Gallou, après avoir été député européen dans les années 1990, a également pris position en faveur d'Éric Zemmour lors de la présidentielle de 2022, montrant une continuité dans son discours polémique. Cette affaire relance donc le débat sur la désinformation et la montée du racisme dans les discours politiques en France, à une époque où la vigilance est plus que jamais de mise.







