Le 20 janvier, le gouvernement syrien a annoncé un cessez-le-feu de quatre jours, offrant un répit aux forces kurdes retranchées dans leur bastion de Hassaké. Cette décision survient après la pression militaire croissante exercée sur les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis, qui semblent désormais abandonnées face à une offensive renouvelée des troupes fidèles au président Ahmed al-Chareh.
Tom Barrack, l'émissaire américain pour la Syrie, a déclaré que la mission antidjihadiste des combattants kurdes était accomplie et a affirmé que le régime syrien était capable de gérer les centres de détention de l'État islamique, délestant ainsi les Kurdes de cette responsabilité cruciale.
Les affrontements récents autour d'Alep, où les FDS ont été chassées, ont mis en lumière l'urgente nécessité de maintenir la sécurité dans les prisons où des milliers de membres de l'EI sont détenus. Les FDS ont annoncé s'être retirées du camp d'Al-Hol, une décision qui a suscité l'inquiétude de la communauté internationale concernant la sécurité de ces centres. Le ministre syrien de la défense a cependant assuré la sécurité des prisons, renforçant ainsi la confiance de Washington dans la capacité du gouvernement syrien à gérer la situation.
Dans ce contexte, des mouvements de solidarité ont été observés parmi les Kurdes des pays voisins, exprimant le soutien à leurs « frères » syriens. Les appels à la résistance se multiplient, témoignant d'une inquiétude grandissante sur l'avenir politique et militaire des Kurdes en Syrie. Les experts soulignent que sans un vrai dialogue incluant des garanties sur l'autonomie, la région pourrait connaître de nouvelles violences. Ainsi, l’avenir des Kurdes en Syrie reste incertain, piégé entre des alliances fragiles et des ambitions politiques contradictoires.







