Les finances publiques de la France affichent une diminution du déficit en 2025, se chiffrant à 5,1 %, soit 0,3 points de mieux que prévu. François Bayrou, ancien Premier ministre, a salué ce résultat. Cependant, il alerte sur le fait que cela ne suffira pas à changer la position peu enviable de la France au sein de la zone euro.
Selon les données de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), cette amélioration est en réalité le reflet d'un important bond des recettes fiscales, soit +39 milliards d'euros en un an. Cette augmentation des impôts dépasse largement la croissance économique du pays.
Parmi les hausses fiscales, on note les taxes sur l'électricité, en raison de la suppression du bouclier tarifaire, ainsi que des droits de mutation et des cotisations sociales. En outre, le gouvernement a introduit des taxes supplémentaires, comme la contribution extraordinaire sur les profits des grandes entreprises.
Un bilan inquiétant sur trois ans
Malgré cet ajustement positif du déficit, les dépenses publiques continuent de grimper, dépassant la croissance économique. Leur part dans le PIB est en constante hausse : 56,8 % en 2023, 57 % en 2024 et 57,2 % en 2025. Le constat des trois dernières années est alarmant ; la consommation publique s'est étendue sans relâche, malgré les avertissements de la Cour des comptes et de divers experts économiques. En période électorale, entre 2026 et 2027, cette tendance pourrait se renforcer.
La dette : une charge accablante
La dette publique a progressé de 154 milliards d'euros l'année dernière, atteignant 115,6 % du PIB. Cette augmentation s'explique principalement par une hausse de la dette de l'État. En conséquence, la situation budgétaire continue de se détériorer, sans espoir d'amélioration à l'horizon. La charge d'intérêt sur la dette s'élevait à 64 milliards d'euros l'année dernière, marquant une hausse de 11 % pour 2025, après une augmentation de 14 % en 2024, un indicatif particulièrement préoccupant.







