Au moins 1 056 Palestiniens, y compris de nombreux civils, ont perdu la vie aux mains de soldats et de colons israéliens en Cisjordanie depuis le début des hostilités à Gaza. Ce chiffre alarmant témoigne de la violence croissante dans cette région déjà vulnérable.
Le lundi 30 mars, deux Palestiniens ont été abattus par des soldats israéliens, dans des incidents signalés dans le nord et le sud de la Cisjordanie. Selon des sources militaires, l'un des individus tués, Ramzi Al-Awawdeh, 22 ans, aurait été armé d'un couteau et se serait rapproché des soldats près de Doura. L'armée a déclaré avoir ouvert le feu et l'a qualifié de « terroriste ». Cependant, le ministère de la Santé palestinien conteste ce récit, affirmant qu'il a été touché à Khursa, à quelques kilomètres de là.
Peu après, un autre homme, Abdoulrahmane Abou Al-Roub, âgé de 31 ans, a été tué près de Tulkarem, les militaires affirmant qu'il fonçait avec son véhicule vers les soldats, ce qui a conduit à une déclaration qu'il avait été "neutralisé". Ces événements soulignent la tension palpable qui caractérise la région, exacerbée depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, marquant le début d'un conflit majeur à Gaza.
Les actes de violence en Cisjordanie se sont intensifiés depuis cette date, alors qu’un fragile cessez-le-feu a été mis en place le 10 octobre 2025. Les statistiques de l'AFP, reposant sur les données du ministère de la Santé palestinien, montrent que depuis le début du conflit à Gaza, les pertes humaines continuent de croître de manière inquiétante, incluant également les victimes israéliennes.
Avec au moins 46 Israéliens, civils et soldats, tués dans la même période en réponse à des attaques palestiniennes et à des opérations militaires, la situation reste instable et le risque d'une dégradation supplémentaire du climat de sécurité est réel. Experts et analystes soulignent que la nécessité d'une solution durable est plus pressante que jamais pour éviter une escalade de la violence.







